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Commission Régionale Enseignement Supérieur, Recherche et Technologie (CRESERT) :

questions pratiques et prospectives

 

Missions du CRESERT
Missions classiques:
information
représentation des acteurs de la recherche
fonction consultative
Missions thématiques ou sectorielles
prospective
questions sociales
International
Culture scientifique et technique
composition du CRESERT
propositions de la CFDT


LE TRACT : LE CEA QUE NOUS VOULONS

 

 
Le présent document a pour but de préciser les positions de la CFDT Rhône-Alpes dans le contexte de la réunion du 05/10/05. Les positions de la Région Rhône-Alpes ne rencontrant aucun désaccord avec celles de la CFDT Rhône-Alpes, l’objectif est ici de repréciser le cadre général qui a fait l’objet de débats, tout en donnant un éclairage sur certains points qui n’ont pas étés abordés faute de temps.
 
 
1 : Principe de validation de la création d’un CRESERT Rhône-Alpes
 
 
Comme il avait été précisé clairement lors de cette réunion, la CFDT Rhône-Alpes avait revendiqué un CRESERT depuis plusieurs années, revendication qui était également celle des principales branches syndicales CFDT présentes sur ce terrain à l’image du SGEN SUP RECHERCHE qui regroupe les enseignants et chercheurs de la sphère publique. Il est donc évident que la CFDT Rhône-Alpes s’inscrit pleinement dans le processus de construction du CRESERT Rhône-Alpes et que la volonté de la Région Rhône-Alpes sera plébiscitée dans toutes ses instances régionales et nationales.
 
2 : Les missions du CRESERT Rhône-Alpes
 
La CFDT Rhône-Alpes note après consultation de ses collègues d’autres régions qui ont un CRESERT que les ambitions de Rhône-Alpes sont plus élevées, ce qui paraît légitime et plébiscité par nos collègues qui soulignent le peu de dynamisme et de travail effectué par leurs CRESERTS respectifs. Ceci ne nous permet donc pas de faire des propositions découlant directement de fonctionnements externes, et Rhône-Alpes devra une fois encore innover.
 
On relèvera dans cette question des missions une double interrogation pour la CFDT, celle naturellement de préciser les missions du CRESERT au sens classique du mot, et celle de préciser l’impulsion qu’entend donner la CFDT Rhône-Alpes au CRESERT, c’est à dire les champs sur lesquels elle souhaite sinon exercer une saisine, du moins espérer voir un travail s’engager. Dans le même sens, on observera que le CRESERT sera aussi ce que les structures participantes en feront, et la question est donc non seulement pour nous de préciser les missions, mais bien également de préciser comment la CFDT Rhône-Alpes entend irriguer le CRESERT et quels seront les moyens humains et matériels mobilisés pour cela.
 
 
A : Missions classiques
 
Concernant les missions classiques du CRESERT, la réunion du 05/10/05 a déjà permis certaines avancées, qui méritent toutefois quelques précisions.
 
Dans son principe général, le CRESERT a trois fonctions dont certaines ont étés peu évoquées, car renvoyant directement aux pratiques des participants et non à la sphère régionale elle-même.

La première est tout simplement une fonction d’information, car on peut avoir la plus belle structure du monde, si ses composantes ne relaient pas les travaux effectués et les positions prises, l’objectif reste inachevé. Cette fonction implique naturellement que quelques moyens soient mis en œuvre par la Région pour diffuser les travaux du CRESERT, on pensera en priorité à des pages internet ainsi qu’à des documents papiers. Ceci implique également que les structures participantes veuillent bien diffuser l’information détenue par leurs représentants. Naturellement, l’information est à double sens et c’est aux structures engagées d’informer en retour le CRESERT de ce qui se passe sur les territoires de Rhône-Alpes en matière de recherche et d’enseignement supérieur. A ce niveau, la CFDT s’engage sur les points suivants :

-Compte-rendu des débats disponible sur son site web régional avec création de pages spéciales permettant un dialogue par mail avec ses représentants CRESERT.
 
-Diffusion des documents CRESERT par l’entremise de sa presse syndicale régionale, diffusion nationale auprès de la Confédération CFDT et des Fédérations CFDT
 
-Réponses aux invitations de sections syndicales et organisations de débats, informations, selon les besoins sur les territoires.
 
-Désignation d’un correspondant CRESERT dans chacune des Unions Départementales du territoire de Rhône-Alpes.
 
Il s’agit clairement pour nous de sortir d’un monde traditionnellement clos, au sein duquel les informations peinent à circuler vers l’extérieur. Le CRESERT doit être un lieu ouvert tant dans sa composition qu’en terme d’accueil et de diffusion de ses activités.
 
Il serait souhaitable dans ce contexte que le CRESERT puisse proposer au delà de l’utilisation des médias classiques et modernes, l’organisation sur les thèmes en débat, de conférences locales régulières et systématiques en direction des pôles de recherche et des industriels. C’est indispensable pour éviter un éloignement du CRESERT qui pourrait prendre à terme une image élitiste et politique, éloignée des réalités territoriales.
 
La seconde fonction est une fonction de représentation des acteurs de la recherche, enseignement supérieur et technologie, représentation qui doit correspondre également à des réalités géographiques. Cette fonction renvoyant directement à la question de la composition, elle sera abordée plus avant, mais elle figure ici car il est important de souligner que le CRESERT doit clairement opérer des liens avec l’ensemble de territoires de Rhône-Alpes, à l’heure ou la Région Rhône-Alpes poursuit son processus de représentation directe avec des antennes décentralisées dans les départements.
 
La troisième fonction du CRESERT est une fonction consultative classique, mais dont la CFDT entend clairement préciser sa conception.
Comme évoqué lors de la réunion du 05/10/05, le CRESERT a pour mission de donner des avis concernant l’ensemble des champs de sa compétence, suivant en cela l’actualité, ou la volonté des participants. Ces avis seront naturellement étayés par des experts désignés dans ce but, experts dont la CFDT demande que la désignation soit collégiale et obéissent à des critères précis en terme d’indépendance. La CFDT ne souhaite pas que l’on se tourne systématiquement vers l’étranger, même si de tels choix sont nécessaires de manière régulière, mais que l’on se tourne également vers des spécialistes d’autres régions afin de disposer d’un panel le plus complet possible selon les dossiers. D’une manière générale, l’utilisation des experts par le CRESERT doit suivre une logique parallèle à celle évoquée dans le cadre de l’évaluation des clusters.
En terme d’expertise, la CFDT dispose de nombre d’experts dans un grand nombre de domaine, lesquels pourront être mobilisés en amont selon les dossiers.
La CFDT souhaite que le CRESERT soit une structure ou siègent des acteurs avec des compétences reconnues et non des représentants politiques sans liens réels avec les thématiques abordées.
 
La CFDT considère, pour reprendre certaines interrogations formulées lors de la réunion, que le CRESERT doit se situer dans la dynamique décentralisatrice actuelle, et suggérer des stratégies territoriales fortes. La question de l’équilibre politique avec la région ne nous semble pas essentielle dès lors que le principe du consensus est acquis, et que le fonctionnement est sujet à l’accord de tous. Ceci dépendant grandement de la composition, la question sera évoquée plus avant.
 
La CFDT est très attachée au repérage et à la démultiplication des initiatives locales qui soient susceptibles de déboucher sur des projets permettant le développement d’emploi durable par l’innovation sociale et industrielle.
 
Toutefois, la CFDT évoquerait pour le CRESERT la légitimité du droit d’alerte, à travers une procédure qui permettrait très rapidement de toucher les élus en cas de problématique présentant un caractère d’urgence, comme un problème de santé publique ou encore d’implantation industrielle et technique. La logique ici n’est pas de se substituer aux élus, mais d’envoyer très rapidement une information au Conseil Régional, représentants de l’Etat, un diagnostic précis, qui s’inscrive directement dans l’actualité.
 
B : Missions thématiques ou sectorielles
 
 
La prospective est un élément très important, dont la CFDT a souligné lors de la réunion tout à la fois le grand intérêt et la très grande difficulté. La Région Rhône-Alpes à l’égal des services de l’Etat n’ayant guère fait de prospectives, sauf un exercice intitulé Rhône-Alpes 2020 qui en avait laissé plus d’un dubitatif lors de la lecture de ses conclusions, ces dernières évoquant davantage en terme d’urgence la nécessité de renforcer le réseau des antennes pour téléphones portables qui comportait certaines zones non couvertes que de lutter contre la pauvreté à l’horizon 2020.

Il importe à ce niveau de travailler en amont afin de proposer un cahier des charges précis pour toute démarche de ce type, et de ne pas multiplier de telles démarches sauf à considérer que le sujet le nécessite. Ces principes étant acquis, il est clair que le CRESERT devrait disposer d’une vision claire des principaux axes de recherches plébiscités sur les territoires de Rhône-Alpes afin d’en apprécier l’importance, les stratégies, et par la même occasion les hauteurs de financement. Il ne s’agit pas tant de juger ici la réussite de telle ou telle recherche déjà réalisée, mais bien plutôt des priorités et des moyens mis en place que l’on devra avoir à l’esprit face aux dossiers de financement.

L’une des questions qui se pose ici, et que personne n’a abordé lors de la réunion passée est bien celle de l’interface avec la direction de l’Agence Rhône-Alpes pour l’Innovation au sein de laquelle nous avons cru comprendre que la CFDT serait conduite à siéger. Il est souhaité que cela soit possible avec à la clef pour nous une représentation qui soit à même d’opérer certaines jonctions avec le CRESERT.
 
La CFDT proposera à ses militants un questionnement sur le type d’analyse prospective qu’ils souhaiteraient, afin de mesurer les attentes dans ce domaine.
 
Les questions sociales ne semblent pas concerner à première vue la recherche, mais un examen complet de ce secteur d’activité économique fait apparaître un emploi précaire grandissant et des situations personnelles dramatiques pouvant s’apparenter à des formes d’exclusions, à l’image de nombreux jeunes surdiplômés ou encore de doctorants ne disposant d’aucun contrat de travail légal.

Loin de constituer une élite salariale qui reste encore aujourd’hui trop souvent supposée par le grand public ainsi que par certains décideurs que cette vision arrange bien, le domaine de la recherche n’échappe pas hélas à ce nivellement par le bas générateur de situations critiques. Dans le même sens, les conditions de travail des personnels posent question, avec des établissements secondaires rénovés à neuf avec des fonds régionaux, avec à côté des laboratoires de recherches qui tombent en ruine. Il y a encore à ce niveau nécessité de préparer les axes du Contrat Plan Etat Région qui semble être la seule issue pour une recherche déchirée par les processus de décentralisation en cours avec une réelle crise des compétences des uns et des autres.
 
La CFDT Rhône-Alpes est tout particulièrement attachée à contribuer au développement de politiques publiques qui répondent à ces situations. Il est donc clair que ces questions sociales doivent être un axe fort du CRESERT, occupant une juste place, et conduisant non pas à des exhortations et discours politiques mais bien à des actes.
 
La CFDT Rhône-Alpes a déjà fait la proposition d’une charte éthique pour la recherche en Rhône-Alpes, à l’heure ou la Région Rhône-Alpes finance nombre de projets. On doit également relever que la Région entend s’engager prochainement à l’aide d’un texte en préparation dans la lutte contre les discriminations, et envisage sérieusement de proposer des formations à son personnel sur ces questions. Il serait donc tout à la fois logique, éthique, symbolique, et humain que la seconde région de France, capitale dans le secteur de la recherche effectue une telle démarche.
 
La CFDT Rhône-Alpes retient les intentions de la région en matière de logement étudiant, de bourses, et considère que ces actions vont dans le bon sens.
 
La CFDT Rhône-Alpes constate que plusieurs propositions gouvernementales issues de la nouvelle loi vont avoir des incidences directes sur les politiques publiques en région, à l’image de la création d’une structure en charge de suivre l’emploi des docteurs, ou encore du suivi des parcours de qualifications. Il serait souhaitable que ces réalités soient renvoyées aux représentants de l’Etat présents au CRESERT et que des stratégies concertées soient envisagées.
 
La dimension sociale nécessitant un suivi et des moyens propres, il est souhaité que ces questions puissent faire l’objet de travaux dans le cadre d’une commission permanente. Tout comme la CFDT peut comprendre que ces questions n’intéressent pas directement tous les acteurs du CRESERT, il serait en revanche inacceptable de les voir dilués au fil de plénières généralistes.
 
Les relations internationales font aujourd’hui partie intégrante de la recherche, dans la mesure ou comme n’importe quelle activité économique, cette dernière s’inscrit dans une logique de mondialisation aux conséquences tant sociales que scientifiques. En terme de main d’œuvre comme de technologie et de recherche fondamentale, ignorer cette dimension revient à un suicide intellectuel.
 
La CFDT souhaite que le CRESERT intègre le plus possible cette dimension internationale dans ses travaux, et fait les propositions suivantes
 
-Liens systématiques avec la délégation de la Région Rhône-Alpes à Bruxelles et diffusion des appels d’offres européens en la matière. On relèvera que certains projets européens en matière de recherche pourraient parfaitement être conduits par la Région avec à la clef des financements et opportunités diverses.
 
-Liens à développer avec les régions voisines de Suisse Romande et du Piémont, sachant que ces régions ont développé des politiques dans le domaine de la recherche qui mériteraient des échanges, ainsi que d’éventuelles mutualisations comme la CFDT l’a déjà souligné pour les laboratoires de cancérologie. Ces régions étant à deux heures de train de Lyon, (projet Lyon Turin en sus), il n’est pas plus cher d’aller échanger avec nos collègues genevois que de se rendre dans la Drôme depuis la capitale régionale.
 
-Examen de la situation absurde de certains pôles d’excellence régionaux qui proposent une recherche conjointe pour un tissus local de PME-PMI alors qu’ils sont à quelques kilomètres de la frontière. On relèvera ainsi la grande cohérence d’un pôle régional plasturgie à quelques encablures de la suisse et de son propre champs de recherche plastique, ou encore l’absence totale de continuité interrégionale dans certains cas à l’exemple d’un pôle régional recherche sur les énergies.
 
-Développements de liens avec les régions voisines en terme d’accueil des étudiants et de diplômes. Des échanges de chercheurs devraient également être favorisés.
 
 
La culture scientifique et technique est une question importante sur laquelle il convient de nouer des partenariats territoriaux avec les établissements et collectivités concernées. Un réel problème se pose actuellement, tant en matière d’orientation scolaire pour les jeunes qu’en terme d’image régionale et naturellement de compréhension de ces questions par les citoyens.Il serait logique que le CRESERT compte quelques membres spécialisés sur cette question.
 
La CFDT Rhône-Alpes propose à ce sujet :
 
-La signature de partenariat avec des collectivités locales et territoriales sur la base d’événements mobilisateurs, mais également des conventions avec les médias régionaux. On songera aux radios mais également aux nouvelles télévisions locales ainsi qu’à France trois dont les décrochages régionaux ne sont pratiquement jamais synonymes de programmes de ce type.
 
-La réalisation d’un film de présentation concernant les activités conduites en Rhône-Alpes en matière de recherche, document directeur qui manque totalement actuellement. La CFDT Rhône-Alpes souhaitait disposer d’un tel document pour son Congrès Confédéral en juin, mais a découvert qu’il n’existait aucun document de ce type.
 
-La publication d’un annuaire de la recherche Rhône-Alpes qui n’est pas seulement un instrument concret pour la culture scientifique et technique, mais puisse enfin proposer l’ensemble des établissements, effectifs, travaux conduits, contacts. Dans la droite ligne de ce travail, la question d’une politique d’édition scientifique régionale est posée.
 
-La mutualisation de l’ensemble des moyens pédagogiques mis en place dans le cadre d’événements tels que la fête de la science en Rhône-Alpes, lesquels semblent considérables lorsque l’on consulte le programme par département, mais qui semblent sortir de terre une fois par an pour retourner ensuite à la cave…
 
-D’une manière générale, cette problématique nous semble nécessiter un travail avec de réels spécialistes dans le domaine de la vulgarisation scientifique et technique, ainsi qu’une coopération avec la sphère culturelle régionale dont la CFDT a du mal actuellement à cerner la politique suivie et les axes développés.
 
3 : La composition
 
En ce qui concerne la désignation, la CFDT est totalement hostile à l’élection dont l’organisation lui semble totalement impossible. Il est assez étonnant de relever de telles propositions de la part d’organisation qui n’ont aucune représentativité au sein du secteur privé, et dont l’importance dans le paysage syndical français a fait l’objet de plusieurs décrets ministériels, fixant au reste la représentation au sein des CESR en fonction des élections professionnelles.

De ce point de vue, il serait logique de calquer la désignation des représentants au CRESERT sur celle du Conseil Economique et Social Régional (CESR), dont le cadre juridique est clairement défini par les textes et la représentativité clairement précisée.
 
En revanche, la CFDT Rhône-Alpes revendique clairement une juste représentation qui fera l’objet d’un développement plus avant dans ce document.
 
 
La CFDT Rhône-Alpes a déjà acté deux grand principes en terme de représentation.
 
La première qui s’inscrit pleinement dans la logique régionale des représentations syndicales est celle d’une représentation interprofessionnelle qui traduise la multiplicité des publics concernés. Nous laissons naturellement les autres structures libres du choix de leurs représentants, mais n’avons en retour aucun compte à rendre sur le pourcentage de classes A et B, sachant que nous aurons les articulations suivantes :
 
-Représentants de la sphère publique titulaires et non titulaires, chercheurs, techniciens, et personnels administratifs d’établissements de recherche. Sciences exactes, sciences sociales,
 
-Représentants de la sphère privée avec les mêmes déclinaisons en terme de spécialités et de statuts.
 
Nos représentants n’auront aucun cumul, et seront tous directement issus du monde de la recherche ou ils conserveront encore des fonctions outre leurs missions syndicales.
 
La seconde, qui concerne l’ensemble des acteurs est celle d’une représentation qui soit justement représentative de la recherche en région. A ce niveau, la CFDT Rhône-Alpes est d’accord pour voir siéger au CRESERT la typologie suivante, mais s’interroge tout de même clairement sur la légitimité de certains acteurs et surtout des critères de choix qui nécessitent leur présence.
 
Partenaires sociaux : la légitimité des partenaires sociaux s’inscrit non seulement en terme de représentation des salariés du public comme du privé, mais également en tant que représentants de la société civile dont nous présidons nombre d’associations et structures. A ce niveau, plusieurs faits nous posent question.
 
La présence à nos côté du collectif SLR ne saurait être assimilé à un partenaire syndical de plus, ce collectif n’ayant clairement aucune légitimité en terme d’élection professionnelle ni en terme de représentation des salariés dans le cadre de procédures légales. La CFDT Rhône-Alpes s’est étonnée de voir certains représentants syndicaux pratiquer certains amalgames.
 
Concernant les partenaires syndicaux reconnus, il est souhaité que la représentation de ces derniers soient limités aux organisations siégeant déjà au CESR et donc circonscris par plusieurs décrets.
 
 
Concernant les représentants de structures issues de la « demande sociale » pour reprendre l’expression utilisée, la CFDT Rhône-Alpes comprend et valide une telle représentation dans son principe, mais reste partagée sur les critères qui prévaudront à sa désignation. De qui parle t’on ? De SLR dont les contours légaux et structurels correspondraient à cette classification, d’associations pour le développement de la culture scientifique et technique, de la Ligue contre le Cancer ? Il est clair que le nombre de siège devrait être limité pour de telles structures dont la légitimité reste parfois contestable.
 
La CFDT est en faveur d’une représentation du monde étudiant, à travers ses composantes majoritaires laïques et républicaines. La CFDT reconnaît un droit à le représentation de l’UNEF et de la Confédération Etudiante aux résultats électoraux explicites, mais refuse toute présence de syndicats extrémistes, de gauche comme de droite, et également d’organisations étudiantes portant un message religieux ultraconservateur.
 
Concernant la représentation des universités et établissements, la CFDT Rhône-Alpes propose que la désignation pour les établissements publics soient effectuée en coopération avec la Conférence des Présidents des Universités de Rhône-Alpes. Pour les établissements privés, la CFDT relève que ces dernières sont déjà représentées dans les faits par les organisations patronales, la second est que leur désignation pose clairement question car elle entraînerait un choix toujours contestable. Enfin, on relèvera qu’une telle présence déboucherait forcément sur du lobbying de fait, ce qui n’est pas souhaité. En revanche, des représentants des EPST et grands équipements semble nécessaire.
 
En ce qui concerne les personnalités extérieures, tout dépend du nombre de sièges total prévu, mais il serait tout de même assez anormal que les partenaires sociaux disposent d’une représentation inférieure numériquement à ces personnes, et leur choix reste clairement une interrogation. En cas de nombre significatif de personnalités extérieures, la CFDT souhaiterait pouvoir faire quelques suggestions.
 
Concernant le monde politique, la question semble assez complexe. Dans le cas de la seule structure consultative existante à ce jour, le CESR, il n’y a aucun représentant des élus de Rhône-Alpes puisque l’assemblée est consultative, et le CRESERT deviendrait différent dès lors qu’il comprendrait des élus parmi ses représentants. Si l’on veut conserver une nécessaire distinction avec la Commission Régionale Recherche composée d’élus, et bien mesurer le caractère consultatif de la structure CRESERT, la présence d’élus semble peu évidente. Il est toutefois logique de revendiquer une étroite collaboration entre le CRESERT et la Commission Régionale Recherche, ainsi qu’avec tous les élus qui suivent ces questions sur les territoires.
 
 
La CFDT a bien relevé que l’Etat a fait une proposition, celle de coprésider le CRESERT avec la région. La CFDT Rhône-Alpes n’est pas favorable à cette proposition, considérant que l’initiative du CRESERT revient à la seule région politique, et que l’Etat ne saurait prétendre chapeauter l’ensemble des structures de concertation existantes, surtout avec son actuel replis en terme de décentralisation comme de budget public. La CFDT souhaite toutefois la présence active des représentants de l’Etat, avec à la clef une réelle concertation.
 
Naturellement, l’Etat doit siéger au CRESERT, mais avec des représentants mandatés par ses structures spécialisées et non par l’entremise d’un collaborateur du Préfet dont la connaissance de la recherche restera purement formelle. Une proposition doit être faite dans ce sens, avec l’hypothèse de voir siéger par exemple un représentant DRRT ou encore CRITT.
 
4 : Sièges
 
 
La CFDT Rhône-Alpes a entendu évoquer le nombre de trente sièges. Cela semble totalement insuffisant et conduirait son unique représentant à disposer de la même influence qu’une personnalité extérieure ?
 
Il serait pour nous plus pertinent de proposer des plénières synonymes de coordinations et d’orientations et des groupes de travail au sein desquels nous pourrions envoyer au cas par cas des spécialistes.
 
Dans ce contexte, les plénières pourraient être limitées aux individus représentant une structure, qui assument des fonctions de coordination, ces derniers informant au fur et à mesure leurs collègues des activités et réflexions du CRESERT, et pilotant la participation dans des commissions réunies après demande, saisine, etc…
 
La CFDT souhaite avoir des commissions quasi-permanentes sur les sujets suivants :
 
-Questions sociales (situation des personnels de la recherche, emploi)
 
-Culture scientifique et technique
 
-Commission internationale
 
-Science et société
 
-Etablissements (répartition territoriale, thématique, recensement, connaissance des établissements)
 
-Monde étudiant
 
Sciences de l’Homme et de la Société (SHS)  (traitement de ces disciplines en région et problématiques spécifiques)
 
Evaluation