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AVIS SUR LES COOPERATIONS EUROPEENNES DE RHONE-ALPES : POUR UNE STRATEGIE CIBLEEIntervention de Mme SIMOND, au nom de la CFDT Un an après l’adoption du rapport « Rhône-Alpes, une région européenne », la commission 8 a fait l’objet d’une saisine afin de préciser les orientations stratégiques pour la Région et les Rhônalpins… L’avis reprend de façon très détaillée les diverses strates qui organisent la région dans le contexte européen, avec des acteurs tels que les Chambres consulaires, ERAI, les organisations syndicales d’employeurs, de salariés… Tous recherchent les coopérations les plus efficaces, les plus pertinentes et ce à partir de leurs savoir-faire, afin de faire connaître notre région et de développer des liens économiques avec les pays composants l’Union européenne. Le constat que fait le rapport de la dispersion regrettable des actions régionales ne peut qu’être souligné également par la CFDT. De notre point de vue, les politiques régionales favorisant des coopérations européennes gagneraient en efficacité si elles étaient davantage ciblées et mieux coordonnées en lien avec les partenaires économiques et sociaux des territoires rhônalpins. La vocation européenne de la Région Rhône-Alpes est un fait : sa géographie, son industrie, sa culture, son ouverture ne peuvent qu’être un plus. Les entreprises, les salariés, l’économie régionale auraient tout à y gagner. La recherche de partenariat à partir des pôles d’excellences, des clusters, des entreprises novatrices, bien ciblée et coordonnée, pourrait conduire à la création d’emplois, à l’essaimage de nos savoirs et ainsi participer au développement de la région. Comme le souligne le rapport, à partir de l’Eurorégion, Rhône-Alpes doit rendre plus visible et plus lisible sa politique au sein de l’Europe et oeuvrer afin que la durée des mandats permette une gouvernance plus efficace, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La crise économique qui percute tous les pays doit faire prendre conscience à l’ensemble des acteurs de la nécessité d’un travail au plus près des habitants de la région et des liens que celle-ci doit renforcer avec les régions proches : PACA, Languedoc-Roussillon sûrement, mais sans doute également avec les régions transfrontalières ! En effet, n’entendons-nous pas d’ores et déjà des voix s’élever pour dire que « l’Europe c’est cher », étant sous-entendu que cette cherté, c’est bien évidemment celle des salaires et que, au-delà de la Méditerranée, ce pourrait être mieux ? Donner de la chair à l’Eurorégion, organiser l’action de Rhône-Alpes, éviter le saupoudrage, travailler en lien avec les partenaires à la mobilité des citoyens en Europe, autant de lignes directrices qui pourraient donner du sens et de la cohérence à l’action régionale. Mais il faudrait également veiller a ce que les décisions de Barcelone en faveur de la mobilité des apprentis soient une réalité pour les jeunes Rhônalpins et que l’objectif de 50% soit atteint. A partir de ces échanges, le problème récurrent de la pratique laborieuse par les Français des langues étrangères pourrait sans doute trouver un début de solution ! De plus, les coopérations ne s’arrêtent pas aux frontières du monde du travail. La culture devrait avoir également sa place dans ce rapport. Les jumelages entre villes et agglomérations en sont une belle illustration, mais il faut sûrement aller au-delà et ancrer de façon visible l’action culturelle de Rhône-Alpes dans ce domaine, indépendamment du rayonnement que cela pourrait lui apporter. Une dernière remarque sur la coopération décentralisée : la Région a déjà commencé une analyse de la portée de ses actions dans ce domaine. Le rapport consacre un paragraphe à ce sujet. Nous sommes une des régions françaises les plus engagées dans cet effort, d’autres collectivités oeuvrent également dans différents pays en voie de développement. Mais pour la CFDT la question est suffisamment importante pour ne pas être traitée au détour d’un rapport sur les coopérations européennes. Elle devrait faire l’objet d’une autre étude, en tant que telle. Je terminerai en soulignant que pour nous, comme pour la Commission et afin de mettre en oeuvre sa politique en cohérence avec les aspirations des Rhônalpins, la Région doit remédier aux saupoudrages, éviter la dispersion, organiser son action pour favoriser la mobilité et le bien-vivre de tous, Européens comme Rhônalpins. La CFDT votera donc ce rapport. Intervention |