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JUIN 2011 :Intervention de Pierre MENDIELA, au nom de la CFDT Nous voilà donc au bout d’un long processus : le CCREFP intégrant le C-PRDF va enfin voir le jour. On pourra trouver que la démarche a été laborieuse. Sans doute ! C’est pourquoi j’essaierai d’être bref. Mais c’était le prix à payer pour que la volonté de concertation de la Région et de l’Etat, non seulement entre eux d’abord, par leurs efforts pour rapprocher leurs points de vue, mais aussi avec le troisième acteur régional, je veux parler des partenaires sociaux, se concrétise. C’est ainsi que le souhait de nos organisations de capitaliser les acquis de la méthode antérieure d’élaboration du PRDF, par des groupes domaines, animés respectivement par l’Etat, la Région et les partenaires sociaux a été entendu. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette orientation politique, de cette volonté constante d’associer, au-delà des seuls décideurs institutionnels, l’ensemble des forces vives de notre région. Et notre approbation va bien au-delà d’une simple satisfaction d’amour-propre à se voir reconnu comme interlocuteur. A travers la mise en place de ces instances, pas totalement nouvelles, certes, mais profondément modifiées, on peut enfin espérer que se dessine en Rhône-Alpes, une vision globale de ce que devrait être la formation professionnelle dans notre espace régional. La prise en compte, dans la réflexion à venir, des différents schémas régionaux relatifs à la FP ainsi que des divers protocoles, chartes ou conventions passés entre les différents partenaires en est un signe évident. La confrontation des politiques de formation des 3 acteurs régionaux et la recherche obstinée d’une cohérence et d’une complémentarité entre elles sont, de notre point de vue, les conditions nécessaires, mais pas obligatoirement suffisantes, pour élaborer effectivement une véritable stratégie concertée. En effet, s’il a été convenu, et c’est heureux, que l’entrée transversale par public permettrait d’éviter l’écueil du travail en tuyaux d’orgue, susceptible de faire perdre leur cohérence aux actions à mener, il a été envisagé malgré tout, la possibilité, pour la commission formation tout au long de la vie, de créer si le besoin s’en faisait sentir, des groupes de travail spécifiques. Sans contester leur éventuelle utilité, on se doit d’être vigilant pour éviter que, ayant chassé le naturel, il revienne au galop et que l’éventuelle multiplication de ces groupes fasse perdre à terme la vision globale qui constitue justement l’apport nouveau de cette évolution des structures. On irait alors à nouveau vers quelque chose qui ressemblerait fort à une sorte d’usine à gaz. Voila donc un bel outil à la disposition des acteurs régionaux qui ont su s’accorder sur une gouvernance partagée, dont nous souhaitons qu’elle le reste, sur une animation et une coordination renforcée, des orientations et des priorités communes que nous approuvons, comme le souligne l’avis proposé aujourd’hui à notre assemblée. Nous relevons notamment une priorité chère aux membres de la Commission 3 et qui vise à, je cite : « améliorer la prise en compte des difficultés d’insertion, de formation et d’emploi des jeunes dans un contexte qui leur est défavorable ». Encore faut-il, pour se donner les moyens d’atteindre cet objectif, ne pas négliger le niveau V souvent décrié, par une vision qui se prétendrait ambitieuse mais dont les initiateurs ne paieraient pas les conséquences. Le Niveau V continue à constituer pour de nombreux jeunes, et pas seulement ceux qui seraient sortis du système en total échec scolaire, la première marche atteignable d’un parcours d’insertion dans l’emploi et d’évolution professionnelle à terme. Il y aurait, de notre point de vue, incohérence à se lamenter, la main sur le coeur, sur les difficultés d’insertion des jeunes et à leur refuser ce premier niveau de qualification qui leur permette de trouver un métier. Je tiens à remercier Marc PERRET et Tristan DESFRENNES qui ont réussi, dans des conditions plus qu’acrobatiques, à mener à terme, dans un calendrier que nous ne maîtrisions pas, le travail imposé qui nous permet aujourd’hui de rendre un avis argumenté. Comme nous nous retrouvons sans difficulté dans ce texte, la CFDT le votera. |