Ces mutations ont des conséquences sur l'emploi industriel direct. Le territoire ne compense pas toujours les pertes subies. En 2004 l'industrie de Rhône-Alpes a perdu 9500 emplois.
Cette réalité appelle une politique industrielle et de recherche plus forte et une redéfinition des priorités d'investissement des entreprises. Pour des réponses de proximité dans les territoires, visant la diversification et non pas la concentration.
Les pôles de compétitivité peuvent être une réponse adaptée à cette situation, encore faut-il qu'ils aient la volonté et les moyens.
Le groupe de travail sur le sujet a retenu ce postulat et en fonction des projets auditionnés il s'est efforcé de pointer les conditions de la réussite de ceux-ci. Pour nous - en résumé - ces conditions passent par :
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un changement culturel dans la conception de la marche de l'entreprise, de l'implication du personnel et de la notion de résultat
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une synergie plus forte entre les acteurs des projets et les citoyens
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une vraie implication des salariés et de leurs organisations syndicales - disons-le totalement oubliés - dans la quasi totalité des projets et le manque de temps évoqué est un faux prétexte!
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une irrigation des effets des pôles de compétitivité vers les PME et les territoires
Le rapport qui nous est proposé donne satisfaction à la CFDT. Nous avons été entendus dans nos propositions.
Jean Dorey, Nello Véricel et Aline Mollard ont aidé le groupe à produire une réflexion de haut niveau.
Notre rapport s'adresse au Conseil Régional, à la société civile, aux partenaires sociaux , aux citoyens et bien entendu aux pilotes des pôles, aux chefs d'entreprise pour une bonne utilisation de nos propositions.
La question cruciale de l'emploi doit se trouver au coeur des préoccupations des différents acteurs. C'est aussi je crois le point de vue du Président J.J Queyranne. Il a rencontré les pilotes des 15 pôles rhônalpins en Novembre 2005 , quel est l'objectif emplois envisagé ?
La région Ile de France a estimé à 900000 le nombre d'emplois directs qui pourraient être créés.
Indiscutablement, les pôles de compétitivité ont créé une dynamique intellectuelle économique et financière, la dimension humaine doit suivre. La responsabilité sociale des entreprises est engagée notamment pour la création d'activités de remplacemnet à plus forte valeur ajoutée permettant d'agir contre les délocalisations.
Les pôles vont créer des besoins nouveaux d'information, de communication, de logements, d'infrastructures, de services aux familles, de transports, de formations qualifiantes etc ...
L'Etat initiateur du dispositif doit être en première ligne pour assumer ses responsabilités au delà de la 1ière annonces.
Nous attendrons aussi de la part de la Région une implication forte dans le cadre du plan Emploi du SRDE : nous veillerons au double rôle de contrôle et d'incitation.
L'Europe a aussi un rôle à jouer.
Il convient d'intégrer la politique industrielle et de recherche des pôles dans une dimension européenne. les comités d'entreprises européens doivent être mis à contribution.
Notre compétence et notre expertise syndicale doivent être reconnues . Elles nous donnent une légitimité à intervention dans la gouvernance des pôles de laquelle nous sommes exclus aujourd'hui.
La pertinence des pôles de compétitivité ne pourra être évaluée qu'après quelques années. Cependant trois indicateurs sont à nos yeux majeurs pour cette évaluation à laquelle le CESR doit être associé.
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le nombre de créations d'emplois
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le niveau de l'innovation créée y compris dans le domaine social
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la capacité des territoires à attirer des investisseurs étrangers ce qui passe aussi par l'amélioration de la visibilité de Rhône-Alpes à l'international
En conclusion, le projet d'avis est porteur entre autres, de ces orientations. Il peut aider à transformer la donne industrielle en Rhône-Alpes
La CFDT le votera