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PROSPECTIVE ECONOMIQUE EN REGION RHONE-ALPES

 

 


Janvier 2009 : ETUDE PREVECO 2009

INTERVENTION DE M. JEAN ELDIN, CFDT

Après avoir, en septembre 2007, décidé de faire évoluer notre rapport annuel sur la situation économique en Rhône-Alpes (SITECO) vers un document qui se projette dans la prévision économique dès avril 2008 (PREVECO), le groupe de réflexion animé par Gilles MAURER, avec l’appui de professeurs des universités, nous propose aujourd’hui la construction d’un indicateur régional avancé pour l’année 2009 (être capable de dire ce qui peut se passer dans l’année en cours serait une réelle plus-value pour le CESR).

La CFDT est favorable à cette démarche novatrice en région et partage pleinement cette évolution.

Le texte qui nous est présenté aujourd’hui est une étape dans un processus d’information et d’appropriation de données utiles aux acteurs de la vie économique et sociale régionale. Il doit être consolidé, explicité, validé et évalué dans le temps pour être reconnu et pris en compte.

Pour nous, la construction de cet indicateur est une réponse aux enjeux actuels de la crise économique et sociale majeure dans laquelle nous sommes ; crise qui a des conséquences considérables sur l’emploi, la vie des salariés et celle des entreprises, la précarité et la pauvreté.

Le premier résultat de ce travail, en terme d’approche des prévisions, fait apparaître que Rhône-Alpes est entrée en récession au 3ème trimestre 2008 (baisse du taux de croissance de 0,9%) avant le reste de la France (1er trimestre 2009) et plus fortement. Pour 2009, la baisse du taux de croissance de Rhône-Alpes serait plus importante que pour le national -1,6% contre 1,3% - chiffres communiqués lors de la réunion de la commission économie emploi le 2 mars dernier.

L’évolution de ces chiffres montre la difficulté des travaux statistiques prévisionnels, leurs limites et la prudence nécessaire dans leur utilisation car depuis des chiffres européens sont venus amplifier en négatif les prévisions.

Au-delà du fait de mesurer l’écart entre Rhône-Alpes et la France entière, l’intérêt de cette indication est de rechercher les causes de cette différence. La réponse doit permettre de prendre à temps les décisions appropriées, notamment par l’accompagnement et le soutien de l’économie, dans la perspective de sortie de crise pour la région.

Cette réponse peut être apportée entre autre par le travail que doit réaliser la commission 1 sur la crise. Pour cela, il faudra bien expliciter et bien communiquer sur cet indicateur et ses objectifs opérationnels. Une fois vérifié et validé quelques années après ce travail, nous aurons à élargir son champ au social et à l’environnemental, deux des trois piliers du développement durable. Enfin, nous partageons les suites à donner en page 4 du document.


Avril 2008

INTERVENTION DE JEAN-PIERRE RAFFIN pour le groupe CFDT au CESR


Le rapport d'Avril 2008 qui vous est présenté est ambitieux et original. Il tranche avec notre politique du constat de la situation économique une fois l'année écoulée.

PREVECO est une démarche nouvelle et anticipatrice qui devrait au fil des ans s'améliorer pour identifier les indicateurs avancés en Rhône-Alpes et, ainsi éclairer les acteurs de l'économie dans nos territoires et sur les prévisions de l'année en cours.

PROSPECTIVE : les études régionales

- ETUDE PREVECO 2008

Le rapport présenté par Gilles MAURER n'a pas la prétention de cerner toutes les perspectives de l'année 2008 dans toutes leurs composantes.

  • D'une part parce cet exercice est nouveau dans notre façon de travailler et présente des difficultés de prévision et de collecte d'information
  • d'autre part parce que le contexte national, international, lié à la crise financière en provenance des Etats Unis, l'augmentation du prix des matières premières, le ralentissement de la croissance mondiale rendent les prévisions incertaines,
  • enfin, ce rapport s'est construit dans un délai relativement court à partir de la mi-Janvier.

Malgré ces difficultés, le groupe de travail a initié une démarche nouvelle avec ce rapport d'étape qui ne peut que s'améliorer au fil des ans.

En effet, avec le concours des contributeurs intéressés par nos travaux, les indicateurs avancés que nous avons repérés pourraient constituer un tableau de bord des prévisions économiques en Rhône-Alpes pour l'année en cours très intéressant.

Ceci étant, nous attirons l'attention de l'Assemblée sur les perspectives 2008, comparées à l'année 2007. Le rapport dans ses données vous présente aujourd'hui une vision optimiste au regard de l'inquiétante situation économique internationale.

Le nombre d'emplois industriels à forte valeur ajoutée, après avoir légèrement augmenté en 2007, risque de repartir à la baisse avec le ralentissement de l'activité, et le tertiaire ne compensera pas la perte d'emplois dans l'industrie, comme ce fût le cas les dernières années.

L'année 2007 a vu la création de 312000 emploi au plan national, ce qui nous interpelle : quels emplois ? certains économistes s'interrogent sur notre faible taux de croissance 1,9% et le nombre d'emplois créés. De "petits boulots" en contrats précaires se sont multipliés et , avec le ralentissement de la croissance, la situation sera plus difficile en 2008.

Les statistiques du chômage baissent selons les nouvelles normes de comptabilisation, mais elles ne mesurent pas tous les phénomènes d'exclusion de l'emploi.

Le rapport de la MRIE dans sa présentation 2007 met l'accent sur ce point. Beaucoup de personnes accompagnées vers l'emploi ne rentrent pas dans les nouveaux critères de calcul. Ajoutons que les acteurs de l'insertion notent également une augmentation sensible des radiations dans les filières ANPE. Ces éléments non pris en compte masquent en partie la juste réalité économique et sociale dans nos territoires.

Le rapport attire notre attention sur deux bassins : la vallée de l'Arve et son industrie du décolletage et la plasturgie dans le secteur d'Oyonnax. Les industries mécaniques et métallurgiques en Rhône-Alpes sont la première force industrielle de notre territoire : elles s'appuient sur un réseau de PME et PMI important et vital pour notre économie.

Avec l'industrie de la chimie, les grands groupes installés en Rhône-Alpes : Renault Truck, Iris bus, Caterpillar, Schneider Electric, Nexter (ex Giat Industrie) représentent une forme majeure en terme d'activité et d'emplois. Leur rôle dans le contexte actuel, en tant que donneurs d'ordres est déterminant.

Pour ces grands groupes, la politique de délocalisation, d'achats de biens et services dans les pays à bas coût de main d'oeuvre, dans la recherche de toujours plus d'abaissement des coûts est la solution de facilité.

Pour la CFDT cette vision est de courte vue, elle traduit la recherche à court terme d'économies et de profit, elle affaiblit in fine le tissu industriel en Rhône-Alpes : elle peut même se révèler inefficace sur le plan économique.

A l'inverse, ces grands groupes et d'autres peuvent être moteurs dans de novuelles dynamiques en utilisant les savoir-faire existants proches et en jouant un rôle de leaders au plan international.

La CFDT interpelle les syndicats professionnels, les CCI et leur demande d'être plus réactifs et incisifs dans leur rôle de mise en synergie des acteurs dans les démarches de défense du tissus industriel rhônalpin.

Enfin rappelons que dans cette économie ouverte sur le monde, l'innovation, la créativité sont des éléments de dynamisme pour l'avenir et que le cercle vertueux de la croissance repose sur le moral et la confiance et sur les principaux moteurs qui restent :

  • le dialogue social
  • l'investissement
  • l'emploi
  • le pouvoir d'achat.

Commission pleinière du 17/03/2007:
prospective au sein du CESR : présentation de PREVECO

Intervention de Jean ELDIN au nom du groupe CFDT


Après avoir en Septembre 2007, décidé de faire évoluer notre rapport annuel sur la situation économique en RA (SITECO) vers un document qui se projette dans la prévision économique dès Avril 2008 (PREVECO), le groupe de réflexion animé par Gilles MAURER, avec l’appui de professeurs des universités, nous propose aujourd’hui la construction d’un indicateur régional avancé pour l’année 2009.

être capable de dire ce qui peut se passer dans l’année en cours serait une réelle plus-value pour le CESR. La CFDT est favorable à cette démarche novatrice en région.

Le texte qui nous est présenté aujourd’hui est une étape dans une processus d’informations et d’appropriation de données utiles aux acteurs de la vie économique et sociale régionale. Il doit être consolidé, explicité, validé et évalué dans le temps pour être reconnu et pris en compte.

Pour nous, la construction de cet indicateur est une réponse aux enjeux actuels de la crise économique et sociale majeure. Laquelle a des conséquences considérables sur l’emploi, la vie des salariés et celle des entreprises, la précarité la pauvreté.

Le premier résultat de ce travail en terme d’approche des prévisions, fait apparaître que RA est entrée en récession au 3ème trimestre 2008 (baisse du taux de croissance de 0,9%) avant le reste de la France (1er trimestre 2009) et plus fortement. Pour 2009, la baisse du taux de croissance de RA serait plus importante que pour le national -1,6% contre 1,3% - chiffres communiqués lors de la réunion de la commission économie emploi le 2 Mars dernier.

L’évolution de ces chiffres montre la difficulté des travaux statistiques prévisionnels, leurs limites et la prudence de leur utilisation car depuis des chiffres européens sont venus les modifier.

Au-delà de mesurer l’écart entre RA et reste de la France, l’intérêt de cette indication est de rechercher pourquoi cette différence.

La réponse doit permettre d’anticiper les décisions appropriées à prendre notamment par l’accompagnement et le soutien dans la perspective de sortie de crise pour la région. Cette réponse peut être apportée par le travail que doit réaliser la commission 1 sur la crise.

Quelques propositions, à terme pour la CFDT cet indicateur économique doit être élargi au social et à l’environnemental afin de répondre au développement durable.

Ses objectifs opérationnels doivent être plus explicites et un effort particulier de communication doit être fait.

 


Commission pleinière du 20/03/2007:
Avis sur
la création d'une section prospective au sein du CESR

Intervention de Bernard PEULET au nom du groupe CFDT



Notre assemblée est invitée aujourd’hui à se prononcer sur la mise en place d’une section prospective.
Cette décision intervient après un long temps de réflexion qui a permis de mûrir les choses, d’en vérifier l’opportunité auprès d’autres CESR ayant déjà fait ce choix, tout en respectant le cadre réglementaire du code général des collectivités territoriales.
Son objet s’impose tout naturellement à nous, parce que notre assemblée a l’habitude de regarder vers l’avenir, de faire des choix en privilégiant et pesant sur tel ou tel scénario.


Nous l’avons fait encore récemment sur le contrat de projet Etat – Région ou en organisant la Convention sur les jeunes.
Cette prospective qui est bien au cœur de notre rôle, doit l’être encore plus avec la mise en place de cette section.
Représentative de par les origines des membres du CESR qui y siègeront, elle s’enrichira de l’apport de personnalités extérieures qui devront elles aussi être choisies sur leurs compétences.


Sans doute nous permettra-t-elle de mieux aborder encore les réalités régionales, interrégionales, nationales et internationales notamment celles du monde du travail, dans une économie ouverte aux turbulences de la mondialisation et devant mieux prendre en compte dans sa réflexion les aspects sociaux et environnementaux.

Pour ce faire, il lui faudra une bonne coordination avec toutes les commissions du CESR mais aussi en mobilisant toutes les ressources disponibles. Il faudra aussi veiller à des restitutions de qualité accessibles à tous les Rhônalpins sous des formes diverses. Son activité devra également être en lien avec les travaux de la section prospective du Conseil Régional et comme elle, contribuer à alimenter les élus régionaux.


Enfin, il faudra à l’issue de chaque mandature évaluer la pertinence du choix que nous faisons aujourd’hui, choix auquel la CFDT apporte volontiers sa contribution.