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RAPPORT SUR LA FRANCOPHONIE EN RHONE ALPESIntervention de Suzanne SIMOND au nom de la CFDT - Novembre 2010 Tout au long de la préparation du rapport, nous avons pu apprécier les interventions diverses et complémentaires de tous les acteurs qui de près ou de loin contribuent à faire vivre la francophonie en Rhône-Alpes ; conscients des difficultés actuelles à promouvoir la langue française auprès des partenaires de Rhône-Alpes, mais aussi dans les pays dits francophones où la mondialisation pousse à s’éloigner de la pratique de la langue française. Certes la coopération décentralisée et internationale, les solidarités internationales tentent, à partir des acteurs que sont les associations, les collectivités locales, les entreprises, de veiller à ce que les valeurs véhiculées par la francophonie soient valorisées, mais cela reste une goutte d’eau face aux poids des pays émergents… Comment résister lorsqu’on a une démographie galopante, peu de ressources naturelles et une industrie en balbutiement aux chants des sirènes des pays tels que la Chine, l’Inde ou Taiwan qui viennent certes pour aider à construire mais « achètent » aussi les dirigeants et les terres. A titre d’exemple la Libye au Niger et au Mali, la Chine et Taiwan au Sénégal et bien d’autres… La Région Rhône-Alpes, certes, apporte sa contribution avec RESACOOP. ERAI également aide les industriels à s’implanter. L’Alliance française oeuvre à développer la langue française. Cela sera-t-il suffisant ? La CFDT adhère aux préconisations du rapport, mais elle s’interroge sur le passage à la mise en oeuvre. Cela doit être un combat au sens subversif du terme. Nous devons être vigilants et tout mettre en oeuvre pour sauvegarder les intérêts de la francophonie : culture, richesse de la langue et des mots, mais également pour que l’industrie soit plus offensive, qu’elle rayonne dans les pays francophones et se développe par ailleurs. Le réseau RESACOOP Rhône-Alpes est une première étape. Certes les collectivités travaillent avec des régions, des collectivités de pays francophones. L’idée de coordonner et d’organiser doit rester un objectif, mais il ne faut pas gommer la place de l’ego de Rhône-Alpes, une certaine idée de la francophonie chaque association qui oeuvre et dont les résistances à cette idée peuvent s’entendre, surtout que l’on sait bien que ce sont les associations qui gèrent par mandat l’apport des collectivités. Pour conclure, la CFDT se retrouve bien dans le rapport. Elle est enthousiaste à ces idées et préconisations, mais réaliste quant aux pouvoirs des Régions et des acteurs si l’Etat et les entreprises ne prennent pas davantage les moyens pour y parvenir. Je vous remercie. Nous voterons le rapport. |