![]() |
Vous êtes sur http://www.cfdt-rhone-alpes.com
RAPPORT SUR L'EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES-HOMMESIntervention de Suzanne SIMOND au nom de la CFDT - Juillet 2011 Le rapport proposé par le groupe à partir du travail effectué, et des études que nous avons repris pour mener à bien ce document, reflète fidèlement les états d’âmes, les doutes et l'esprit des débats des participants. Les auditions des responsables régionaux politiques et/ou associatifs, la documentation ont concouru à nous conforter dans les préconisations que nous vous proposons. La CFDT, les fait siennes et bien sûr avec les représentants du personnel dans les entreprises, les institutions où elle est amenée à siéger, elle veille et veillera à ce que cette belle idée ne reste pas lettre morte. En effet, beaucoup de chemin reste à parcourir pour qu’enfin l’égalité professionnelle ne soit pas un mythe. Ainsi à ce jour 20% des tâches ménagères sont effectuées par les hommes. Les images véhiculées par la télé, les films, etc. nous suggèrent que les femmes sont : belles, douces, prêtent à servir hommes et enfants ; où sont les idéaux que nous voulions instituer ? Nous ne devons pas nous en tenir pour parler d’égalité qu’aux postes en vue, tels que députés, chefs d’entreprise etc. mais bien être présents sur tous les fronts. En effet, la flexibilité de l’emploi touche au premier chef les femmes peu qualifiées, les heures supplémentaires mises en oeuvre sont exécutées pour la plupart des personnes au détriment de la vie familiale, le temps de travail choisi ou pas, le morcellement font peur à celles qui n’ont pas ou peu de choix. De fait, le choix des femmes, si elles l’ont, relève souvent de l’éducation reçue en famille et à l’école. Nous pouvons nous poser la question de savoir si leur lente progression dans les postes à responsabilité, mais par comparaison leur plus grand nombre dans la fonction publique plutôt que dans le secteur privé, ne serait pas un rejet de leur part pour le rendement et la quête du pouvoir pour le pouvoir ? Pour plus d’égalité professionnelle, ne faut-il pas remettre en cause le fonctionnement de l’entreprise ? de l’école ? de la famille ? Ainsi, Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités écrit : « combattre les inégalités passe aussi par une transformation des conditions d’enseignement (d’orientation) une limite à l’usage du temps partiel, de la précarité et l’élévation du salaire minimum ». Il pense aussi qu’il faudrait réduire les heures supplémentaires et réorganiser les rythmes de travail. Ne faudrait-il pas dans cette réflexion ajouter que vouloir aligner le travail des femmes sur celui des hommes n’est peut-être pas la formule pour arriver à une égalité professionnelle mais alors il serait judicieux que les hommes puissent aussi y gagner quelque chose ! Concernant la précarité, le temps partiel, je voudrais donner deux exemples : les services à la personne et les salariés de la distribution, deux secteurs féminisés avec toutes les contraintes de temps de travail, soit décalé soit partiel. Ces deux secteurs professionnels auraient-ils été construits sur cette organisation et les salaires qui leur sont affectés par les collectivités locales s’ils avaient été plus masculins ? Je suis sûre que non ! D’ailleurs, on le constate dès qu’un secteur se féminise, les salaires stagnent, alors que faire ? Et par la suite quelle retraite et quelle protection sociale ! Bien sûr, selon C. Serrurier, thérapeute de couple, les femmes seraient leur pire ennemie. Elles ne peuvent déléguer et lâcher du lest car trop perfectionnistes ! Sur ce thème voir d'autres articles |