Nous examinons aujourd'hui le projet d'avis relatif au schéma régional des services de transport pour lequel nous remercions tout particulièrement Jean-Marc Bailly qui a pris le relais de Jean-Michel Roch, Président de l'ancienne commission aménagement du territoire.
Nous remercions également Michel Raffin. C’était, pour eux, un challenge de traiter si vite de cette question difficile en début de mandature!
La CFDT est globalement d'accord avec le contenu de cet avis et sur les cinq grandes orientations proposées. Aussi nous préférons, dans cette intervention, mettre l'accent sur ce qui nous tient à cœur dans celui-ci et les questions auxquelles il faudra plus particulièrement porter vigilance.
Tout d'abord nous partageons le fait que, si la Région ne porte pas la compétence route dans ses attributions, elle doit intégrer cette question dans une vision d’ensemble.
Il est également important qu'elle œuvre dans l'objectif d'un rassemblement des Autorités organisatrices de transports pour pouvoir élaborer un véritable Schéma Régional des Transports.
Les transports doivent être au service des territoires. Ainsi que le dit l'avis, il faut avoir une approche cohérente entre transports et politiques d’aménagement du territoire. C'est la raison pour laquelle nous affirmons que les transports doivent être choisis et distribués sur le territoire afin d'en garantir l'efficacité et ne doivent pas être l'otage de localisme voire de clientélisme.
Pour cela les choix et les investissements en terme d'infrastructures et en terme d'équilibre dans l'aménagement des territoires sont nécessaires. Il faut surtout que la densification de l’habitat se fasse, comme le préconise la loi SRU, le long des axes forts de circulation.
La question de la pression foncière reste prégnante. Une attention particulière doit être portée de la part des responsables politiques pour que cela ne génère pas une dispersion importante des lieux de vie et de profession.
L’ EPFR (établissement public foncier) trouvera là toute sa justification.
La répartition des entreprises sur l'ensemble du territoire rhônalpin doit rester cohérente avec les répartitions de l'habitat, afin de réduire les flux domicile travail, et production/consommation.
Dans ce sens, un investissement important doit être demandé aux entreprises et administrations dans leurs plans de déplacement (PDE - PDA) et la Région, ainsi que le préconise l'avis, peut leur apporter une aide.
La CFDT souhaite voir se développer les taxis TER dans les zones rurales pour éviter la multiplication des arrêts des trains. Elle approuve également la démarche d’articulation TER/TGV préconisée.
Concernant les infrastructures :
La CFDT partage la nécessite d'un contournement ferroviaire de Lyon (même si le choix actuel du tracé ne lui paraît pas être le plus adéquat).
Nous partageons la nécessité d'une complémentarité des plateformes d'Ambérieu et de Saint-Exupéry laquelle doit être développée.
Enfin, comme l'indique l'avis, nous sommes tout à fait satisfaits de voir que soit prise en compte l'effacement des frontières régionales dans la continuité de certains TER même si n'ont pas été prises en compte les recommandations des assemblées professionnelles de Rhône-Alpes et d'Auvergne réunis à cet effet.
La CFDT rappelle son souci de voir se développer le ferroutage en créant notamment des plateformes d’échange aux extrémités de la région (Plaine de l’Ain, Portes les Valence) afin de diminuer le trafic poids lourds.
Elle souligne également la nécessité de développer la contractualisation avec RFF avec un souci d’obtenir un retour sur investissements et dans une démarche de planification pérenne.
Elle se félicite de plus de l’engagement pris par l’Union européenne de financer, dans le cadre de son plan pluriannuel, à hauteur de 671,8 M d’euros pour les études et travaux du tunnel de base du Lyon-Turin et de 198 M d’euros pour les travaux de la branche Est de la LGV Rhin/Rhône.
Sur les aspects budgétaires :
Nous partageons les préoccupations de l'avis sur le financement de la politique de transport de la Région et sur l’idée de faire bénéficier la région d’une part du versement transport.
Nous ne reviendrons pas sur notre intervention lors du vote de l'avis sur le budget primitif où nous nous sommes exprimés à ce sujet sauf pour souligner encore l'urgente nécessité d'une réforme fiscale importante donnant aux collectivités territoriales les moyens de leur autonomie financière.