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L'emploi des personnes handicapées en milieu protégéIntervention de M. Michel WEILL, au nom du groupe CFDT Depuis une vingtaine d’années, l’emploi des personnes en situation de handicap a fait l’objet d’évolutions législatives importantes et de mobilisation de moyens considérables, notamment en milieu ordinaire avec l’action de l’AGEFIPH. Pour autant, des problèmes majeurs subsistent et nous nous réjouissons que le CESR Rhône-Alpes ait été saisi de ce sujet. C’est pour la CFDT une préoccupation sur laquelle nos équipes syndicales se mobilisent fortement et depuis longtemps. Nous tenons tout d’abord à rappeler que la problématique de l’emploi des personnes en situation de handicap, plus encore que celle des salariés ordinaires, ne relève pas seulement d’une logique économique, mais aussi très fortement d’une logique sociale de progrès et de développement des personnes, condition même de leur insertion sociale et économique ultérieure. Les deux sont pour nous inséparables. Le Conseil régional intervient principalement au bénéfice de cette population sur des lignes budgétaires non spécifiques, notamment celle de la formation. Les lignes, objet de la saisine, ne constituent, en valeur absolue comme en valeur relative, que des montants extrêmement modestes. Nous regrettons de n’avoir pas pu mieux approfondir l’impact des actions dans le domaine de la formation et des parcours professionnels qui comportent les enjeux principaux. En complément des pistes de travail et des préconisations du projet d’avis que nous partageons, nous souhaitons insister sur 4 points :
Cette position, comme la situation financière précaire dans laquelle se trouvent nombre d’entre eux, conduit quelques fois à des situations dangereuses, insatisfaisantes et peu propices à l‘épanouissement des personnes. Nous souhaitons vivement que sur cet aspect des choses, la Région soit particulièrement vigilante et proactive dans les investissements qu’elle finance.
Ce dernier objectif ne peut à nos yeux qu’être second. Mais il ne faudrait surtout pas que le manque de places en EA et ESA conduise à encourager une mobilité forcée vers le milieu ordinaire de personnes qui n’y sont pas prêtes. Nous savons bien que cette mobilité ne pourra concerner qu’une minorité de personnes et que la solution principale à la faible mobilité actuelle vient du manque de place en ESA et en EA. Il convient d’y remédier. Par ailleurs, il faut aussi veiller à ce que la mobilité ascendante soit réversible : le vieillissement et la fragilité en matière de santé de la population en situation de handicap rend impératif qu’à tout moment le type d’établissement adapté à l’évolution de leurs capacités et de leur état de santé puisse être mobilisé (voir l’avis du CESR du 19/11/1999).
Il nous paraît important d’encourager la Région à jouer tout son rôle en ce sens.
Très satisfait du travail accompli et des propositions faites, nous voterons positivement sur le projet d’avis qui nous est présenté. Nous tenons à féliciter à ce sujet tant le président QUADRINI qu’ Emilie CHESNEAU, entre autres pour le rassemblement des données qui était très complexe. |