Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse scientifique mais une réalité partagée.
Parmi les causes identifiées se trouvent les émissions de gaz à éffet de serre (GES) pour l'essentiel le dioxyde de carbone ou gaz carbonique CO , dont l'activité humaine est à l'origine. Il représente les 3/4 des émissions de GES dans le monde.
La prise de conscience de ces phénomènes est relativement récente puisque c'est en 1979 seulement qu'a eu lieu la première conférence mondiale sur le climat et un début de mobilisation.
Le protocole de KYOTO adopté en 1997 par 156 pays a donné une impulsion internationale sur les enjeux. Le retrait du dispositif par les Etats-Unis, première économie mondiale et aussi la plus polluante, est très critiquable. Il est urgent d'amplifier les actions concrètes du protocole. L'Union Européenne peut et doit jouer un rôle déterminant. Notre défi français est de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.
La communauté internationale doit se donner les moyens d'analyser et d'anticiper les conséquences du changement climatique sur la santé, l'eau, l'emploi, l'agriculture, les migrations des populations et la paix dans le monde.
La fin programmée des énergies fossiles et le niveau de leur prix imposent une nouvelle analyse des avantages comparés des autres sources d'énergie notamment les énergies renouvelables, mais aussi des efforts à faire sur nos comportements.
Le rôle des pouvoirs publics est central afin de construire des politiques de développement durable efficaces socialement et économiquement.
Pour la CFDT le principe de prévention doit guider l'action publique. il doit s'appuyer sur l'impératif de produire de plus en plus "propre" avec recherche de la plus grande efficacité énergétique.
C'est à un bouleversement culturel et politique que nous sommes confrontés. Il faudra du temps mais les décisions qui s'imposent dans le domaine des énergies renouvelables, de l'économie et de l'utilisation rationnelle de l'énergie, doivent être prises maintenant et plus fortement.
C'est le message du travail de la commission en répone à une saisine du Conseil régional de Juillet 2005. Faisant suite à une auto-saisine du CESR de Décembre 2004 visant des propositions pour l'affirmation d'une politique régionale sur ces sujets.
Les deux projets d'avis qui nous sont proposés aujourd'hui, l'introduction générale et le volume sont des rapports d'étape.
Concernant énergie et transports urbains et périurbains la forme augmentation du trafic de véhicules routiers d'ici à 2025 signifie que le pouvoir politique doit maîtriser ce développement et faire les choix pour trouver un équilibre entre les divers modes de transports et les infrastructures nécessaires.
Concernant les perspectives pour Rhône-Alpes de la filière biomasse la CFDT a vivement contesté la décision récente du goruvernement de refuser la construction d'une unité de biodiésel sur le site chimique de Roussillon en Isère.
La deuxième partie du rapport traite de la maîtrise des déplacements des personnes en milieu urbain et périurbain.
En Rhône-Alpes les zones urbaines et périurbaines ne cessent de progresser en superficie d'où une forte augmentation des déplacements et une congestion de réseaux routiers. La pression du foncier joue un rôle important dans cette situation.
Il ya urgence à mettre en place les schémas de cohérence territoriales (SCOT)
L'évolution des comportements dans les déplacements de chacun appelle à un meilleure information de sensibilisation et d'éducation de la population, le Conseil régional a ici un rôle à jouer.
Nous appuyons le rapport notamment lorsqu'il préconise une intermodalité efficace, l'amélioration de l'attractivité des transports en commun et aussi le renforcement des politiques d'urbanisme et de déplacement urbain (de l'attractivité des quartiers dépendra la limitation des déplacements automobiles).
La région doit aider à généraliser les plans de déplacements d'entreprises et d'administrations et enfin mettre en place à son niveau son propre plan de déplacement.
Retrouvant dans les projets d'avis présentés l'essentiel de ses priorités sur le sujet, la CFDT les votera.