Les
enjeux d'une territorialisation réussie :
- La qualité
des infrastrutures garantes d'un bon service aux entreprises : accessibilité
des lieux de travail , fluidité des transports, équipement
internet haut débit etc...
- la qualité
de l'enseignement initial dans une région et les capacités
d'un bassin d'emploi à assumer la
formation tout au long de la vie des personnels, garantie d'une adaptation
des personnels à l'évolution de l'emploi,
- l'anticipation
de ces évolutions dans les bassins d'emploi,
-
l'insertion
en entreprise et la lutte contre les discriminations,
- l'offre
d'un habitat décent pour tous etc...
Historique
:
Dans les années 1980 nos positions s'affirmaient en terme de "bassin
d'emploi" de "relations grands groupes/territoires".
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Nous
revendiquions des entreprises responsables de leur environnement : sous-traitance,
promotion des populations voisines, prises en compte des risques majeurs...
Nous soutenions aussi que l'entrée "bassin d'emplois" permettait
d'ouvrir la voie à la création d'activités et d'emplois.
Nous étions présents dans les comités de bassins d'emplois
comme celui du couloir de la chimie lyonnaise. La FUC et l'UD 42 portaient
particulièrement cette stratégie.
En cohérence avec tout cela nous réclamions la création
d'un fonds régional d'investissement en direction des PME.
Nous retrouvions aussi la tradition du "vivre et travailler au pays"
et l'intérêt des militants CFDT pour un travail de proximité
et pour jouer un rôle d'acteur.
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Dans le même
temps, l'Etat commençait à territorialiser sa politique en
direction des jeunes et créait dans les départements des "comités
d'orientation locaux" (COL" installés dans des territoires
infra-départementaux délimités par l'INSEE.
Des représentants des administrations et des partenaires sociaux
diagnostiquaient les particularités de leurs territoires en matière
d'emploi pour passer commande aux organismes de formation, les amener à
coordonner et faire évoluer leur offre.
Des militants CFDT animés par l'Union Régionale y étaient
investis, particulièrement en Isère, Drôme-Ardèche,
Savoie ... |
Le
contexte actuel :
Le contexte est passé en quelques années
de la notion d'aménagement du territoire à l'action territorialisée
c'est à dire de la prise en charge d'un thème (carte scolaire,transports,SROS)
à l'investissemnet croisé dans un même territoire de
différentes actions qui le construisent.
Les acteurs restent les mêmes mais certains ont des rôles différents.
L'état et les collectivités locales restent les financeurs
et les chefs de projet. Les partenaires sociaux restent consultés
mais ils ne sont plus les seuls à représenter les citoyens.
La porte est largement ouverte aux associations et aux autres représentants
du monde économique tel les chambres consulaires. Les spécialistes
et les experts toujours présents s'immiscent de plus en plus jusqu'à
exercer les missions des organisations syndicales sans en avoir les objectifs.
Ils pèsent sur les décisions . Il y a lieu de nous en préoccuper
car c'est du transfert de prérogatives. |