Dialogue social territorial et insertion par l'emploi où en est-on ? la réponse politique.
Jacques RASTOUL en charge des questions d'exclusion et de l'économie sociale et solidairepour la Confédération CFDT , indiquait que des expérimentations avaient été lancées sur un certain nombre de territoires.
- Bordeaux Nord en ZUS : insertion des jeunes,
- Reims : femmes en difficulté,
- Maubeuge : insertion des jeunes,
- Peugeot Montbéliard : insertion des jeunes,
- Rennes : conseil général etc ...
- en Rhône-Alpes MAELE lutte contre l'illétrisme.
- La CFDT travaille également sur le pacte BORLOO en liaison avec d'autres structures : Emmaüs , entreprises d'insertion , Missions locales etc...
Les résultats de ces expérimentations sont très variables de quatre à une centaine d'embauches . Ces expérimentations portaient sur :
- les méthodes de recrutement ,
- les parcours,
- l'accueil,
- le partenariat (rapport égalitaire)
On citera également le projet 1000 accords pour la diversité en entreprise dont celui précédemment exposé par ADECCO
Antoine QUADRINI Président de la commission solidarité du CESR et rapporteur sur les questions d'exclusion, rappelle que l'exclusion n'est pas un état.
On peut devenir un exclu à l'occasion d'une rupture de parcours de vie : c'est un processus par lequel un individu ou un groupe est rejeté d'une ensemble social donné et ce processus aboutit à ce que l'exclu ne puisse plus participer à ce collectif.
Il faut donc rompre avec l'idée que l'exclu se complait dans sa situation; L'exclusion est générée par le corps social et par voie de conséquence l'exclusion ne concerne plus seulement les associations caritatives . Les représentants tant patronaux que syndicaux en ont pris conscience .
Le CESR dans un rapport d'octobre 2007 intitulé "entreprises, territoires, emplois"a pris note de leurs points de vue et a fait diverses préconisations :
- Tout d'abord mutualiser les données en provenance de l'Etat , de l'Europe et des collectivités territoriales et les cartographier,
- Une conférence partenaires et décideurs publics est prévue en collaboration avec le cluster 12 qui regroupe 200 chercheurs travaillant sur les causes de l'exclusion .Le CESR s'interroge notamment sur les causes du non recours aux droits par les exclus,
- Par ailleurs, pour le CESR l'accès à la mobililité par les infrastructures est un enjeu essentiel pour prévenir l'exclusion à l'échelle d'un territoire c'est l'objet du projet "mobilité urbaine pour tous" à l'échelle du grand LYON.
Devant le délitement du lien social , Monsieur QUADRINI préconise le pilotage territorial de la mixité sociale avec un partenariat public/ privé renforcé .
La MRIE : Mission Régionale d'Information contre l'Exclusion , analyse quant à elle tout ce qui se passe dans la région en matière d'exclusion
CONSULTER LES TRAVAUX DE LA MRIE RHONE ALPES ICI
La MRIE intervient à la fois par un suivi annuel de la situation régionale au regard de l'exclusion et par une aide aux acteurs de l'insertion.
S'il y avait un seul message à retenir ce serait que "rien ne peut se faire dans ce domaine de l'exclusion sans les exclus eux-mêmes" : une confrontation récente entre parents et éducation nationale sur l'échec scolaire en a apporté encore tout récemment la preuve.
Diverses documentations sont disponibles sur le site national de la MRIE : en prendre connaissance
Présente à notre journée territoire et Insertion l'agence nouvelle des solidarités actives souligne comme l'ensemble des participants que l'on peut être momentanément exclu et que, de ce point de vue, l'exclusion frappe:
- les seniors ,
- les non diplômés,
- les personnes discriminées pour toutes sortes de traits spécifiques comme par exemple les personnes handicapées,
- Ce n'est donc pas un statut et cela ne concerne pas exclusivement les titulaires du RMI ou de l'API
Son produit d'appel est bien évidemment le RSA "Revenu Solidaire d'Activité" qui touche actuellement 5000 bénéficiaires, objet du débat dans l'enregistrement en lien.
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Le chantier est vaste et l'agence nouvelle des solidarités actives souhaite que l'on ait un cadre législatif et d'évaluation national clair et que des marges de manoeuvres soient laissées aux acteurs territoriaux de la prévention de l'exclusion à charge pour eux de concevoir les produits adéquats et de suivre les résultats de leurs actions.
La parole des bénéficiaires de ces dispositifs commence à peine à émerger rapporte l'Agence. Jean VANOYE confirme d'ailleurs que le CESR "commence à se poser la question de savoir comment faire participer ceux que l'on ne voit jamais : les bénéficiaires des dispositifs".
Cette parole encore trop inaudible est porteuse de réalités auxquelles à l'évidence les sections CFDT en entreprises peuvent répondre :
C'est le cas de tout qui a trait l'accueil des personnes en insertion professionnelle dans l'entreprise :
- suivi des contrats d'apprentissage et de professionnalisation qui sont un échec pour 35% d'entre eux dès les premiers mois de travail faute d'un accompagnement adapté.
- accès amélioré aux prestations des comités d'entreprise (les tickets restaurant, la participation aux frais de déplacement domicile/travail etc...),
- Une attention plus particulière aux personnels en contrats précaires
- la signature d'accords pour l'insertion des handicapés ,
- le maintien de postes sans ou peu qualifiés dans les organigrammes etc ...
L'Etat a sa part de responsabilité et notamment à travers dispositif du RSA (Revenu de Solidarité Active ) qui permet de traiter le cas des personnes les plus proches de l'emploi mais qui laisse sans réponse l'inemployabilité profonde. C'est aussi le cas de la stigmatisation des exclus , du choix des mécanismes d'aide au logement social etc..
Les partenaires sociaux dans leurs négociations nationales aussi peuvent générer de l'exclusion : c'est le cas de la convention UNEDIC , de la notion "d'offre raisonnable d'emploi" , des décisions qui affectent la santé comme les franchises médicales.
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