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Si certaines situations sont inédites elles permettent aussi l’ouverture d’espaces pour la négociation collective et d'évolution du syndicalisme, relève Gaby BONNAND et notre syndicalisme "réformiste" est plutôt bien armé pour faire face à cette conjoncture. UIMM "L’affaire de l'UIMM n’est pas qu’un fait divers" : c’est la difficulté du syndicalisme à adapter ses structures de représentation dans un monde en pleine évolution et en l'occurence à évoluer pour prendre en compte la montée des emplois dans les services qui eux-mêmes s'industrialisent dans leurs processus et la baisse concommitante des emplois dans l’industrie. POUVOIR D'ACHAT dans ce contexte, on constate une remontée de la revendication concernant le pouvoir d’achat aussi bien chez les actifs que chez les retraités. Mais cette revendication s’exprime chez les salariés différemment suivant les secteurs et leur plus ou moins grande exposition à la mondialisation . Les salariés comprennent que l’entreprise ne peut résoudre toutes les difficultés et nous avons tout autant un problème de "salaire" qu'un problème de" constitution des prix". Dans certains cas souligne Gaby BONNAND on a les plus grandes difficultés à saisir comment le prix de vente d'un bien se constitue. L'EMPLOI La situation est très marquée par de nombreux plans sociaux dans de grandes entreprises – les garanties à construire pour les salariés de ces entreprises ne doivent pas être formelles mais réelles c'est ce travail là que la confédération attend des sections syndicales.
Les questions qui nous mettent en première ligne sont celles qui font appel à la négociation. Il s’agit d’aboutir à de nouveaux droits dont notre syndicalisme est comptable vis-à-vis des salariés . Le dernier exemple en est la modernisation du marché du travail qui est un des éléments de la sécurisation des parcours professionnels dont la retranscription dans la loi est en cours. Un document d'analyse détaillé est en téléchargement dans notre INTRANET. "Cet accord est un socle qui appelle d'autres négociations qui en complèteront certains aspects mais, pour illustrer la façon dont nous avons travaillé, je vais donner un exemple " indique Gaby BONNAND à une assemblée particulièrement attentive :
Ces conditions ont été améliorées par les conventions collectives mais pas pour tous les salariés. Pendant 30 ans ce problème n’a pas été réglé or, aujourd’hui, cumuler trois ans d’ancienneté pour les jeunes c’est difficile entre CDD et périodes d’INTERIM
Ce sont donc de nouveaux droits qui vont avoir un impact immédiat pour les salariés concernés" et Gaby BONNAND d'insister "nous voulons des améliorations concrètes de la situation des salariés quitte à revenir à la table de négociation pour parfaire tel ou tel point qui n'aurait pas abouti. " Ce socle de l’accord de modernisation du marché du travail va d'ailleurs appeler trois autres négociations :
Pour GABY BONNAND ce sont "des éléments du parcours professionnel qu’il va falloir sécuriser indépendamment des secteurs professionnels. " "La négociation patronat / salariat s'est toujours adaptée aux contextes économiques" souligne Gaby BONNAND et pour illustrer ce propos il rappelle la genèse de la "prime d'ancienneté" :
"Aujourd’hui et face à une mobilité subie, bien des primes d’ancienneté ont été supprimées des conventions collectives et le salariat n’a pas encore de réponse adéquate à cette contrainte de mobilité : c ’est cette réponse que nous devons construire pièce à pièce par les négociations en cours." Les critères de représentativité syndicale feront aussi l'objet en 2008 de nouvelles règles : c’est un dossier qui est important pour l'amélioratio du dialogue social au coeur des entreprises lequel est une des formes de la démocratie.
Les questions qui sont soumises aux organisations syndicales dans le cadre d’une simple concertation sont au nombre de quatre:
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