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Centenaire de la journée des femmes : émancipation, liberté, égalité !

En 1910, à Copenhague, est décidé la création d’une journée des femmes pour aider les femmes de tous les pays du monde à obtenir le droit de vote.

Les années suivantes, les revendications portent avant tout sur les droits fondamentaux concernant la libération de la femme :

  • liberté de travailler,
  • droit de choisir son conjoint,
  • droit à l'avortement,
  • demande d'indépendance économique, ...

Un tournant s'annonce dans les années 80 avec la loi Roudy : ce sont des revendications concernant l'égalité qui sont portées et mises en avant.

Aujourd'hui, en plus des exigences concernant l'égalité professionnelle, les revendications portent sur une meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

Mais même si des lois garantissant ces droits ont été votées en France, elles ne sont pas forcément déclinées dans les entreprises.

Les inégalités professionnelles perdurent :

  • Inégalités salariales,
  • Inégalités d'accès à la formation professionnelle,
  • Inégalités d'accès aux postes à responsabilité, pour ne citer que celles-là.

La rémunération des femmes est de 27% inférieure à celle des hommes. Ceci s'explique en partie par la proportion importante du travail à temps partiel exercé par les femmes : 83% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes) Les femmes travaillent également dans les secteurs les moins rémunérateurs :services aux personnes, propreté, santé, enseignement ...5 % de cet écart de rémunération de 27% demeurent liés au maintien de dispositions discriminatoires à l'encontre des femmes.

L'accès aux formations professionnelles n'est pas toujours facilité par les entreprises. Il suffit que ces formations ne soient pas comprises dans le temps de travail pour que les femmes aient des difficultés d’accès à ce dispositif : même si les hommes prennent globalement un peu plus en charge les tâches domestiques, celles-ci demeurent majoritairement du ressort des femmes.

L'accès aux postes à responsabilité est encore très majoritairement « réservé » aux hommes.

Le chemin reste long de la signature d'un accord à son application effective car les représentations restent ancrées.


Qu'est devenue l'obligation légale de négocier sur l'égalité professionnelle ?

La négociation annuelle spécifique

Dans le cadre des lois du 9 Mai 2001 et du 23 Mars 2006, il est prévu une négociation annuelle spécifique dans les entreprises sur l'égalité professionnelle.

Les négociations annuelles obligatoires (NAO)

L'égalité professionnelle doit aussi être intégrée dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui doivent intégrer des mesures destinées à mesurer puis supprimer les écarts de rémunération avec une obligation de résultat au 31/12/2010.

Les NAO doivent également traiter de la question des genres à en ce qui concerne la durée et l'organisation du temps de travail, la formation etc ...

Pourtant dans son rapport 2009, l'observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises pointe le peu de résultats de ces dispositions.

Prise en charge collective et prise en charge individuelle

La CFDT souhaite renouveler sa prise en charge sur cette thématique. Nos revendications doivent être plus personnalisées et correspondre aux réalités vécues par les femmes dans leur diversité.

Il demeurent cependant important pour obtenir de meilleurs résultats de traiter de la question du genre dans toutes les négociations collectives, plutôt que d'en faire des points de négociation en dehors, ou à coté des questions générales.

Ainsi, lorsque l'on aborde les NAO, un regard en fonction du genre peut être porté pour rééquilibrer les salaires sur l'ensemble de la carrière.

Ainsi, des négociations et des accords dans les entreprises de Rhône Alpes ont lieu, ils sont encore trop marginaux, pour autant, certains ont le mérite d'exister. Citons en exemple l'OPAC 38 avec une prise en charge d'une militante CFDT de cette question de rémunération en fonction du genre, citons aussi le travail de l'équipe CFDT de Schneider Electric, qui a négocié et signé un accord sur L'égalité professionnelle en 2004 suivi de plusieurs autres initiatives comme le label égalité obtenu en 2007, la charte de la parentalité signée en 2008.

Différents acteurs dont la CFDT, fortement impliqués au niveau régional sur ces questions, ont mis en place la Mission Régionale pour l'Egalité Professionnelle il y a deux ans.

Trois aspects ont été pris en compte : l'éducation, les questions de société et l'égalité professionnelle. Il s'agit de promouvoir des initiatives en faveur de l’égalité et de la mixité professionnelles dans les entreprises, les branches et les territoires de la région Rhône-Alpes.


L'arsenal législatif est complet pour faire avancer ces questions, c'est aux directions sur l'impulsion des équipes syndicales, de porter ce regard au bénéfice de tous les salariés !


En savoir plus : http://www.aravis.aract.fr/egalite-mixite-professionnelle-entreprise/724.aspx