En revanche, la CFDT relève la forte discrimination dont sont victimes les femmes au sein du groupe, certes fruit de l’histoire, mais qu’il importe de corriger rapidement. La discrimination sexuelle entourant clairement les hôtesses de caisses, majoritaires au sein de tous les espaces de vente est avérée. La politique de la direction en faveur des temps partiels, l’absence de toute politique d’évolution interne, les incertitudes qui pèsent sur certains emplois du fait de l’automatisation des caisses à terme, et même la multiplication des maladies professionnelles en fin de carrière (troubles musculo-squelettiques), sont autant de points noirs face auxquels il va falloir trouver des solutions.
Nul ne songeant à contester les résultats de l’analyse du côté du groupe Casino, la CFDT n’endossera pas un costume de donneuse de leçon, mais entend bien faire des propositions constructives et réalistes. Ainsi, c’est toute la question de la formation professionnelle qui est posée, mais également celle de la mobilité, sans oublier les temps de travail et l’embauche. Sur ce dernier point, le groupe ayant corrigé le tir depuis quelques années, le résultat étant au reste visible dans l’étude, on peut espérer que l’émergence de cadres intermédiaires et supérieurs femmes puissent permettre de trouver des solutions nouvelles. Encore une fois, la démocratie participative d’entreprise doit devenir une réalité, car elle sert aussi bien les intérêts de la direction que celle des salariés.
PAGE 4 CONCLUSION DE LA FORMATION-ACTION DU GROUPE CASINO
|