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LES FEMMES AU TRAVAIL NE SONT PAS DES HOMMES COMME LES AUTRES, C'EST
LÀ TOUT LE PROBLÈME ... |
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On pourrait se demander cependant s'il faudra un cataclysme de l'ordre de celui de la guerre 14-18 pour que l'on reconnaisse enfin la participation active des femmes à l'économie de notre pays. Jusqu'aux années 1960 , la femme au travail ne pouvait percevoir son salaire qu'avec l'autorisation de son père ou de son mari. Longtemps pour les entreprises l'égalité hommes - femmes a été une "non problématique" . Puis les entreprises ont estimé qu'il appartenait aux femmes seules de régler ce problème . De ce point de vue, ces "femmes par excès" , séduisantes , cadres supérieurs et mères que l'on voit à la une des magazines chaque année vers le 8 Mars contribuent à reporter la responsabilité de leur situation sur les femmes plus mal loties . Or, la société est responsable de la situation faite à la moitié de sa population . |
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| Si l'évolution des salaires
hommes-femmes par catégories professionnelles est en amélioration
entre 2001 et 2003 , la situation est différente suivant
les catégories socio-professionnelles Ainsi , cadres et ouvrières sont-elles plus discriminées que les employées . |
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Les salaires féminins sont plus ou moins affectés selon que l'on se trouve dans une filière professionnelle majoritairement féminine ou masculine : ainsi une femme ingénieure informaticienne aura un différentiel de salaires de 6% avec ses homologues masculins alors que l'ingénieure en mécanique se trouvera avec un différentiel de 20%. D’après une étude sur la parité, publiée le 21 février 2008 par l’Insee, les emplois à temps partiels subis sont également à 31 % féminins alors qu’ils ne représentent que 6 % des emplois masculins. Reporter sur les femmes la responsabilité totale de cette situation c'est faire l'impasse sur les déterminismes sociologiques : la discrimination hommes-femmes est construite pour 60% par l'orientation scolaire qui détermine des filières d'études plus féminines et pour 40% par le milieu du travail. Dans les entreprises la maternité demeure un handicap alors qu'il est particulièrement aisé de la gérer par anticipation et de prévoir une formation au retour. La paternité est ressentie par contre par les entreprises comme un facteur de sérieux et de prise de responsabilité. En fait , c'est la parentalité tant féminine que masculine qui évolue dans le couple cassant les stéréotypes : La centralité du travail est remise en cause tant par les hommes que par les femmes du fait du défaut de promesses de l'entreprise sur le long terme. Pour toutes et tous un temps de respiration , pour une formation , pour la vie familiale est admis dans le couple , pas forcément dans les entreprises. Pourtant les hommes commencent à
revendiquer aujourd'hui de prendre un congé parental après
un congé de paternité. La CFDT milite pour une égalité
des "genres" autorisant des choix plus variés tant
pour les hommes que pour les femmes. |
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