BILLION : conception et fabrication de presse à injecter (entreprise de + de 200 salariés) Les données sont extraites du bilan de situation comparée entre les hommes et les femmes en matière d’emploi et de formation.
Première remarque : le personnel de cette entreprise est constitué en grande majorité d’hommes, le nombre de postes occupés par les femmes est très faible. Ainsi, en 2003, l’entreprise Billion comptait en son sein 90 % d’hommes et 10 % de femmes. Cet écart apparent peut trouver sa justification historique dans l’activité de l’entreprise : la conception et la fabrication de presse à injecter pour les thermoplastiques. En analysant la répartition sexuelle du travail au sein de cette entreprise, nous comprenons mieux, d’après ce qui vient d’être dit, le fait que, dans la population des ouvriers aucune femme n’y est représentée.
Elles sont, en revanche, majoritaires dans la catégorie des “ ETAM ”. Quant à la catégorie des cadres, seulement deux femmes exercent cette fonction. Nous pouvons également noter que les femmes, en comparaison des hommes, ont, dans leur ensemble une ancienneté moins élevée. Cela s’applique également aux deux femmes cadres : moins de 5 ans d’ancienneté pour la première, entre 5 et 9 ans pour la deuxième.
En ce qui concerne la rémunération annuelle (celle de 2002), ici encore, celle des femmes est, dans l’ensemble, moins élevée, au regard de celle des hommes (toutes catégories socioprofessionnelles confondues). On note un écart de 17 %. Cependant, il est important de relever le fait que la rémunération des hommes a connu une diminution de 2 % en 2002 par rapport à 2001 alors que celle des femmes a augmenté de 4,5 % (pour la même année).
L’accès à la formation semble profiter davantage aux femmes de l’entreprise (71 %) qu’aux hommes (63 %). En matière de promotion, la situation des femmes et des hommes est comparable : sur l’ensemble des femmes de l’entreprise, 42 % d’entre elles en ont bénéficié pour 39 % des hommes. EDA : conception et fabrication de produit (article ménagers, de bricolage, de sport, …) (entreprise de + de 200 salariés)
L’analyse a été effectuée à partir du plan de formation 2002 et du bilan de situation comparée hommes/femmes en matière d’emploi et de formation de 2002. Les documents remis ne nous ne permettent pas de porter l’analyse sur l’effectif de l’entreprise et sur l’accès à la formation.
Les hommes sont représentés à hauteur de 62 % dans l’effectif, les femmes quant à elle étant 38 %.
Par ailleurs, en 2002, on constate que 82 % des hommes ont bénéficié d’1 CDI, pour 90 % des femmes. Les départs de l’année se sont répartis de façon égalitaire entre les hommes et les femmes.
En ce qui concerne les départs féminin, la principale cause est la fin de contrat à durée déterminée (53 %), mais également le licenciement (40 %). Notons que les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à être licenciées. Les hommes, quant à eux, quittent leur fonction suite à une fin de CDD (53 %), licenciement (22 %), démission (19 %).
À l’opposé des départs, les embauches révèlent une certaine disparité : celles-ci bénéficient davantage aux hommes qu’aux femmes. À la lecture des chiffres, nous pouvons observer qu’aucune femme n’a été embauchée en qualité de cadre et agent de maîtrise, alors que sur l’ensemble des embauches masculines, 8 % d’entre elles se sont portées sur des postes de cadres et 2 % en qualité d’agent de maîtrise. D’autre part, la formation a concerné 23 % de l’ensemble du personnel, réparti entre 18 % d’hommes et 5 % des femmes.
On constate donc un profond déséquilibre quant à l’accession à la formation professionnelle.
GOIFFON : fabrication de conditionnement par injection, extrusion (entreprise de plus de 100 salariés) Le support de notre analyse est le bilan de situation comparée hommes-femmes en matière d’emploi et de formation de 2002.
Tout d’abord, on constate un équilibre en ce qui concerne l’effectif de cette entreprise. Elle compte 48 % d’hommes et 52 % de femmes. 83 % des ouvriers non qualifiés sont des femmes, ce qui semble confiner les femmes aux postes nécéssitant peu de qualifications.
Plus nous montons dans la hiérarchie, moins la présence des femmes se fait sentir. Nous pouvons affirmer que la situation de femme cadre est très marginale au sein de cette entreprise ; en 2002, elle est d’ailleurs inexistante.
En matière de rémunération, il en est de même : plus nous remontons le système hiérarchique, plus l’écart se creuse entre les hommes et les femmes. Pour preuve, ces chiffres : la rémunération mensuelle des femmes ouvrières non qualifiées représente 97 % de celle des hommes ; celle des ouvrières qualifiées- employées- techniciennes représente quant à elle 79 % de celle des hommes.
L’entreprise justifie ces écarts par le fait que les hommes travaillent davantage la nuit en comparaison des femmes.
Par ailleurs, seulement 4 % des femmes ont eu droit à une formation en 2002, alors que pour la même année 30 % des hommes étaient concernés. Il est à noter que les ouvriers non qualifiés n’ont pas été bénéficiaires de cette formation, contrairement aux ouvriers qualifiés- employés- techniciens, qui eux représentent 95 % des personnes formées.
VERNICOLOR : peinture sur plastique, tampographie, sérigraphie,… Analyse réalisée
avec le plan de formation de 2003. A partir de ce support, nous pouvons seulement affirmer, comme pour l’entreprise précédente, que la formation a concerné l’ensemble des catégories socioprofessionnelles. Les documents fournis ne nous renseignent pas sur la répartition des hommes et des femmes en matière de formation.
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GROSFILLEX : injection, extrusion pour la gamme des produits Grosfillex : mobilier de jardin, revêtement, fenêtres, …. ( entreprise de + de 300 salariés ) L’analyse a été réalisée à partir du bilan de situation comparée hommes-femmes 2002 et du plan de formation de 2003.
En 2002, l’entreprise comptait 72 % d’hommes pour 28 % de femmes. Le personnel est donc à forte composante masculine. La faible présence de femmes peut t-elle se justifier historiquement par l’activité de l’entreprise : la transformation de matière plastique (injection et extrusion) ?
Nous constatons que les femmes occupent principalement des fonctions de production (personnel de production, magasin, régleur, …) et des fonctions administratives (secrétariat, comptabilité, …). Sur un total de 102 cadres, seulement 11 sont des femmes. Aucune femme n’exerce les fonctions de cadres de terrain ni même de commercial de terrain (alors que sur l’ensemble des hommes de l’entreprise, 5,5 % d’entre eux sont VRP).
La direction justifie cet état de fait par la nature même de l’Enseignement, qui selon elle ne prédispose pas les femmes à des fonctions de terrain (mais plus à des fonctions administratives). Elle estime qu’une parité doit être instaurée dans toutes les sections professionnelles.
Au niveau de la rémunération des hommes et des femmes, celle-ci est identique jusqu’à un certain coefficient (220) ; au-delà, certains écarts apparaissent.
Pour 2003, concernant la formation, nous avons constaté une forte propension des hommes à en avoir bénéficié. En effet sur l’ensemble de l’effectif féminin, 27,8 % des femmes ont suivi une formation, alors qu’au sein de l’effectif masculin, 63,2 % y ont eu accès.
BOLLE : conception et fabrication de lunettes (entreprise de + de 50 salariés) L’analyse de l’entreprise Bollé a été réalisée à partir de son bilan social de 2003. L’entreprise présente un équilibre en matière de répartition hommes-femmes : l’effectif compte 49 % d’hommes et 51 % de femmes. Ces dernières occupent en grande partie les postes d’ouvriers (56 % d’entre elles), s
uivi des postes d’employés. Notons que dans la catégorie des employés, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes. Aucune femme n’est comptabilisée dans la catégorie des techniciens, alors que les hommes sont représentés à hauteur de 15 % dans cette catégorie.
Dans le haut de la hiérarchie, la présence des femmes se fait plus rare. En effet, les hommes sont deux fois plus nombreux dans la catégorie des agents de maîtrise et le nombre de cadres hommes est supérieur à celui des femmes (17,5 % d’hommes contre 12 % de femmes ).
Concernant la rémunération, les écarts entre les deux sexes se présentent quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle. A noter toutefois que plus on monte dans le système hiérarchique, plus les écarts deviennent importants : ainsi les rémunérations des cadres affichent un écart de l’ordre de 25 % alors que celles des ouvriers présentent un écart de 8 %.
Enfin, 47 % des hommes et 53 % des femmes ont suivi une formation en 2003. On constate donc une parité quant à l’accès à la formation.
MIHB : réalisation de moules et transformation de matière plastique (entreprise de plus de 100 salariés)
L’analyse est fondée sur le bilan de situation comparée hommes-femmes en matière d’emploi et de formation de 2002. L’entreprise a pour activité la fabrication de moule et la transformation de matière plastique. On repère un faible pourcentage des femmes dans l’effectif (23 % de femmes pour 77 % d’hommes).
Nous pouvons noter que les femmes se situent principalement dans la catégorie des employés. Elles n’ont pas accès aux postes à responsabilité, en effet, aucune femme n’exerce les fonctions de cadres ou agents de maîtrise dans l’entreprise. De plus, on constate que sur les 29 femmes de l’entreprise seulement 6 d’entre elles sont âgées de plus de 40 ans.
Par ailleurs, on remarque pour l’année 2002 que les embauches se sont principalement portées sur les hommes : avec dix embauches pour cette année, on relève deux femmes seulement.
En revanche les départs affectent davantage les hommes que les femmes : dix hommes ont quitté l’entreprise, les femmes étaient quant à elles cinq.
En ce qui concerne la rémunération, on arrive au même constat : des écarts de rémunération existent dans toutes les catégories socioprofessionnelles. L’écart le plus important concerne la catégorie des techniciens. Pour finir, on constate qu’aucune femme n’a été concernée par une formation, seuls les hommes en ont bénéficié pour 2002.
PLASTOHM : conception et fabrication de conditionnements (injection, extrusion) (entreprise de plus de 300 salariés) L’analyse a été réalisée à partir du bilan social de 2002. Fin 2002, l’entreprise comptait en son sein 63 % d’hommes et 37 % de femmes.
Les femmes sont sous-représentées dans le haut de la hiérarchie : dans la catégorie des cadres, les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes (17 % d’hommes contre 6 % de femmes) et ils sont deux fois plus nombreux chez les agents de maîtrise (17 % d’hommes et 9 % de femmes). Les femmes se situent principalement dans la catégorie des ouvriers, avec un pourcentage atteignant 69 % de l’effectif féminin.
Concernant les embauches, un écart important est observé entre les deux sexes : 77,5 % des embauches ont touché des hommes contre 22,5 % des femmes. Les écarts de rémunération existent là aussi et s’appliquent à toutes les catégories.
Chez les ouvriers où l’écart de rémunération est en général moins important que pour les postes à forte responsabilité, on observe ici, un écart de 25 % entre les hommes et les femmes.
Pour finir, la formation semble avoir profité à l’ensemble du personnel de l’entreprise Plastohm en 2002. Elle a concerné 46 % d’hommes et 37 % de femmes.
ARCA SYSTEMS : injection pour fabrication palette et tout contenant pour la logistique et la manutention. (entreprise de plus de 100 salariés) Notre analyse s’est appuyée sur le plan de formation 2003 de l’entreprise.
Pour l’année 2003, sur l’ensemble des personnes ayant reçu une formation, on compte73 % d’hommes et 27 % de femmes. La grande majorité des femmes qui ont reçu une formation se trouvent dans la catégorie des employés. Quant aux hommes, toutes les catégories socioprofessionnelles semblent avoir été touchées par la formation. Il est important de préciser que l’effectif de l’entreprise n’est pas connu et que par conséquent les résultats de l’analyse doivent être atténués.
PRP : injection / extrusion soufflage et finition pour l’emballage de flaconnages (entreprise de plus de 100 salariés) Etude réalisé à partir du plan de formation de 2003. Les informations issues de ce document sont très faibles. Il nous est seulement possible de dire que les hommes en ont faiblement profité. En effet, sur l’ensemble des personnes ayant reçu une formation, on comptait 10 % d’hommes. N’ayant pas l’effectif de l’entreprise, il faut là aussi atténués les résultats de l’analyse.
VAPE PLAST : ( entreprise de + de 50 salariés) L’analyse s’appuie sur le bilan de situation comparée hommes-femmes en matière d’emploi et de formation de 2002. En 2003, on constate un équilibre entre les hommes et les femmes dans l’effectif de l’entreprise. En effet, elle totalise 53 % d’hommes et 47 % de femmes.
Cet équilibre est également visible en matière de formation : celle-ci a concerné presque autant d’hommes et de femmes dans chacune des catégories socioprofessionnelles. (Nb : par rapport à d’autres entreprises nous ayant remis le même document, celui de l’entreprise VAPE PLAST est relativement mince, si bien que peu d’informations ont pu en être sorties).
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REMARQUES
Les documents concernant les entreprises
Emin Leydier et Neyr n’ont pas été pris en compte dans
notre étude dans la mesure où ils concernent respectivement
le groupe et l’UES (Unité Économique et Sociale) en totalité.
Cela ne serait alors pas représentatif du site d’Oyonnax.
Il est cependant intéressant
de rappeler ce qu’est une Unité Économique et Sociale.
Il s’agit d’un regroupement
en un seul organisme socio-économique d’entreprises juridiquement
distinctes pour l’application de certaines dispositions du droit du
travail, tout spécialement celles qui ont trait à la mise en
place des institutions représentatives du personnel (CE, DP, DS).
Pour que la qualification d’UES
soit retenue, certains critères doivent être remplis (il faut
notamment une concentration du pouvoir de direction, complémentarité
des activités, …). L’Unité Économique et
Sociale est reconnue soit par convention soit par décision de justice.
Lorsque la reconnaissance de l’UES
émane d’une décision de justice cela peut permettre de
déduire une fraude à la loi, fraude à la mise en place
des Institutions représentatives du personnel par le dirigeant des
différentes sociétés dans la mesure où l’effectif
de ces dernières n’atteint pas celui au-delà duquel la
mise en place des élections des représentants du personnel est
obligatoire.
Cela signifie plus simplement
que l’employeur souhaite éviter la présence d’institutions
représentatives du personnel (Délégué syndical,
Comité d’entreprise) dans son entreprise.
Nous avons une forte représentativité
des hommes dans l’ensemble des entreprises implantées sur le
site d’Oyonnax. ( cela est dû, dans certains cas, à la
nature même de l’activité exercée par l’entreprise).
Les femmes sont, néanmoins,
très bien représentées dans certaines entreprises.
On observe d’une manière
générale qu’elles sont sur-représentées
parmi les employés et les ouvriers : elles occupent principalement
les fonctions de production et les fonctions administratives (secrétariat,
comptabilité, …).
Leur présence est nettement
plus faible dans le haut de la hiérarchie (cadres, ingénieurs,
techniciens) ; ces fonctions sont davantage dévolues aux hommes.
Les postes à forte responsabilité
sont majoritairement occupés par des hommes.
Une autre réalité
observée est l’écart de rémunération entre
les hommes et les femmes.
Cette disparité est apparente
dans l’ensemble des entreprises analysées.
Plus on monte dans la hiérarchie,
plus les écarts de rémunération vont être élevés.
Ces écarts de rémunération
peuvent s’expliquer par des différences de caractéristiques
individuelles (diplôme, ancienneté, expérience), par le
fait que les femmes travaillent plus à temps partiel que les hommes
ou encore parce que les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes
à travailler la nuit mais ces justifications suffisent t-elles à
expliquer toutes ces disparités salariales ?
En ce qui concerne la formation
professionnelle le bilan est mitigé.
Pour certaines entreprises, l’accès
à la formation professionnelle continue pour les hommes et les femmes
est la même (Billion, Bollé, Plastohm, Vape Plast) alors que
pour d’autres la situation est inégale et dans ce cas, la formation
profite plus aux hommes (Grosfillex, EDA, MIHB, Goiffon).
On remarque que les entreprises
où les femmes ont peu accès à la formation ne sont pas
forcément celles où la présence des femmes est relativement
faible.
Pour exemple, dans l’entreprise Billion où les
femmes sont très peu nombreuses, on remarque qu’elles profitent
autant que les hommes de la formation. En revanche, si on se penche sur l’entreprise
EDA, on remarque cette fois que les femmes sont bien représentées
dans l’entreprise mais qu’en matière de formation, elles
sont très peu concernées.
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