LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS EN ENTREPRISE
Il est fréquent que l'on soit témoin dans une entreprise
de faits qui constituent
- soit
à l'embauche,
- soit
dans le développement d'une carrière,
des
discriminations que ce soit entre hommes et femmes, sur des critères
ethniques, familiaux , d'âge etc...
Ces
faits dont chacun peut individuellement témoigner sont
relativement difficiles à établir de façon
statistiques par les instances représentatives du personnel.
Il
ne s'agit pas en effet de stigmatiser les discrimineurs, mais
de parvenir à instaurer dans l'entreprise des "bonnes
pratiques" de telle sorte que petit à petit les faits
discriminatoires disparaissent.
L'intérêt
du travail conduit par plusieurs centrales syndicales dont la
CFDT avec le groupe Casino réside
justement dans la méthodologie qui est employée
:
- pour
parvenir à mettre en place dans chaque établissement
concerné à savoir un hypermarché, un supermarché,
une cafétéria et un entrepôt un comité
de suivi des améliorations
- pour
parvenir à un accord des différents comité
de suivi sur ce que l'on nommera des faits discriminatoires
- pour
parvenir à un constat statistique partagé de la
situation de chaque établissement au regard de ces faits
discriminatoires
et
ce afin d'initier une évolution de la situation.
Ce
travail a fait l'objet d'un financement européen ce qui
a permis de s'adjoindre des compétence reconnues en matière
d'outils statistitiques de suivi (ISM
CORUM)
Les
principes retenus pour que les différents comités
de suivi fonctionnent a été d'y inclure non seulement
les instances représentatives du personnel et les directions
mais aussi tout salarié qui était intéressé
par le sujet. Chaque comité de suivi a appris
à aller chercher auprès de l'ANPE ou à
la délégation départementale pour le droit
des femmes la documentation nécessaire à
une comparaison entre les chiffres de l'entreprise et l'environnement
social dans le secteur de recrutement.
Pour
l'analyse des discriminations ethniques, les comités de
suivi se sont entendus sur le type de population salariée
à suivre et après débats il a été
convenu que l'on suivrait les salariés dont la consonnance
du nom laissait supposer à tort ou à raison une
origine étrangère . Une distinction a été
effectuée entre consonnance européenne et non européenne
du nom. Il s'agit bien de la consonnance supposée et pas
forcément réelle.
Ensuite
des tableaux statistisques ont été coproduits par
les comités de suivi essentiellement à partir d'éléments
existants dans les bases de données des services de ressources
humaines.
A l'exception du niveau de formation initiale nécessaire
pour la comparaison des trajectoires comparées hommes et
femmes dans l'entreprise et qui se trouvait dans le dossier individuel
des intéressés, aucune modification des habitudes
de travail n'a donc été induite par le projet.
Par
contre la mise en forme de tableaux de bords sociaux qui devaient
de toute manière être produits a été
modifiée afin d'objectiver les faits discriminatoires s'ils
existaient.
Le
bilan rédigé par l'organisme accompagnateur ISM
CORUM permet donc à n'importe quelle équipe de représentants
du personnel de se constituer les tableaux de bord de suivi nécéssaires
à l'application des articles
.