Programme européen EQUAL avec l'équipe de recherche d'ISM CORUM
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS des SENIORS EN ENTREPRISE
Parmi les discriminations en entreprise, il y a celles relatives aux seniors
- soit à l'embauche,
- soit en fin de carrière
La CFDT RHONE ALPES s'est investie dans le but d’expérimenter un processus global d’accompagnement des seniors dans l'entrepise intégrant l’élaboration de plans de formation, la révision de l’organisation du travail, de l’ergonomie des postes et des missions de ces salariés.
Sous le nom de plateforme "Part’@ge" la CFDT Rhône Alpes a participé à trois types de prestations :
- Diagnostics pré et post opératoires des entreprises partenaires : Orlac, Candia , La Dauhinoise Agri Sud Est
- Expérimentation dans les entreprises : mise en réseau des compétences des primo-embauchés et des seniors et coopération professionnelle inter-générationnelle.
- Modélisation et transfert de la plate-forme "Part’@ge". Elle s’appuie notamment sur l’échange international. Elle a donné lieu à des séminaires réguliers et à un colloque international portant sur la nouvelle économie et le développement de l’emploi tout au long de la vie.
Parmi les freins rencontrés lors de cette action, il y a
le fait que les entreprises ont des contraintes économiques de court terme qui génèrent des exigences de court terme alors que la mise en place d'une politique de gestion des carrières des seniors se fait sur le long terme.
Un double problème de représentations :
Du point de vue des entreprises, jusqu’à présent, on pouvait noter une représentation négative des salariés seniors de la part des responsables et un discours sur l’âge dévalorisant, qui stigmatise le salarié âgé comme imperméable aux nouvelles technologies, peu apte à intégrer des changements d’organisation du travail, démotivé, réticent aux actions de formations, qui produit moins vite et qui coûte cher (salaire à l’ancienneté)
Une des raisons importantes est liée à la représentation négative qu’on les seniors d’eux-mêmes (sentiments que les responsables de formation ont pu recueillir quand ils ont cherché à former des groupes cibles pour la formation au tutorat croisé). Peur d’aller en formation, ne plus être capable d’apprendre, peur de ne pas savoir transmettre leur savoir, se sentir inutile.
Ces attitudes illustrent parfaitement les propos de Claude Seibel relevés dans le numéro de février d’Alternatives économiques : « la culture de l’éviction précoce reste très forte. Certaines entreprises se sont « intoxiquées » à la préretraite ».
A ces problèmes de fond, on peut rajouter les problèmes techniques de conduite de projets complexes
Conclusion : La problématique de l’âge est difficile, ce qui explique que les activités de diagnostic et de communication interne ont été plus lourdes que prévues et que la réalisation des activités de formation ait pris du retard dans certaines entreprises du partenariat. Le phasage des activités a été différent de celui prévu au départ, mais globalement la méthodologie choisie au départ a pu être validée en privilégiant au sein de la plate forme Part’@ge une implication lourde à l’amont des formations (communication, analyse fine des métiers et des compétences) et des actions de formation sur mesure.
Perspectives: La bonne entente du partenariat "part’@ge" et la perception de la problématique de âges dans le long terme conduit l’UPMF a répondre à de nouveaux appels à projet en élargissant le partenariat à de nouvelles entreprises pour la France (ex Rossignol quick silver peut-être? ), à de nouveaux territoires (territoire de l’Ain (rapport d'étape en cours de construction) , chambre des métiers du Tarn), et à des entreprises en Italie, Belgique et Espagne.
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