
Trop de protection tuerait l'emploi ?
Plus de précarité créerait de l'emploi ?
Arguant
d'un indicateur de l'OCDE de Juillet 2004 qui plaçait la
France avec un indice général de 3.89 au troisième
rang des pays européens protégeant le plus les salariés
contre le licenciement, donc un des pays les moins flexibles , on
nous explique aujourd'hui qu'il est urgent pour favoriser l'embauche
d'aller vers des contrats moins protecteurs d'où la création
du CNE , maintenant du CPE et ensuite d'engager la réflexion
sur le "contrat unique" ...
Analyser cet indice publié par l'OCDE
permet de démontrer que cet argument a été
utilisé de façon totalement idéologique et
que les faits décrits par l'OCDE ne peuvent en aucun cas
justifier une politique accroissant la précarité dans
l'emploi.
L'indicateur de l'OCDE se compose en fait
du cumul de trois indicateurs distincts : la régulation
juridique des emplois temporaires, la protection juridique contre
le licenciement individuel et la réglementation des licenciements
collectifs selon le tableau ci-après reproduit.
Concrêtement
à chaque mesure juridique de protection des salariés
on affecte un indice dont le cumul donne par pays le taux de rigidité
du marché du travail pour le thème retenu.
La
France suivant le tableau ci-après a donc un indice de 1.04
pour la protection des CDI vis à vis des licenciements individuels
(la moyenne de l'OCDEe se trouvant à 0.87) , un indice de
1.50
pour la régulation des emplois temporaires (CDD et interim)
, le plus mauvais score pour ces types de contrats et 0.35 pour
la flexibilité des licenciements collectifs économiques
soit le meilleur score absolu.