le CNE est souvent utilisé pour tester les jeunes salariés dont on ignore le niveau d'adaption aux besoins de l'entreprise . La CFDT a des propositions alternatives à cette précarisation subie de la jeune génération.

Par delà une meilleure organisation du système scolaire et une orientation plus pertinente, la CFDT lance l’idée d’un PAVA (Parcours d’Accès à la Vie Active) pour les jeunes de 16 à 25 ans lors de leur sortie du système scolaire ou universitaire. Les propositions de revendications de la CFDT sur ce PAVA comporteraient 5 volets :

Contractualisation du PAVA entre le jeune et le service public de l’emploi (perception d’une allocation « projet insertion » jusqu’à l’obtention d’un contrat de droit commun)

  • Le portefeuille de compétences (prise en compte de tous les contrats pour développer et valider l’expérience professionnelle du jeune)

  • Transférabilité intégrale du droit individuel de formation, acquis au prorata des périodes travaillées, avec un socle initial de 20 heures dès la première heure du premier contrat de travail

  • Mise en place d’une garantie des risques locatifs sécurisant le bailleur et le locataire

  • Création d’une cellule d’appui social pour répondre aux difficultés particulières qu’un jeune peut rencontrer.


    C’est sur cette base pragmatique et concrète que la CFDT est prête à ouvir des négociations…
Pour les autres publics plus ou moins éloignés de l'emploi il existe déjà une panoplie de contrats adaptés aux différentes situations qui proposent également des parcours d'accès personnalisés à un emploi définitif .

Enfin si le problème c'est le risque entreprenarial sur la pérennité de l'emploi et non la qualité du salarié, il existe le CDD d'une part et le licenciement pour difficultés économiques d'autre part pour les personnels déjà en CDI.

Comme le soulignait Marcel GRIGNARD, Secrétaire confédéral, les employeurs n'ont jamais manqué de possibilités pour embaucher « à leur volonté » selon les modalités qui les arrangent, et cela bien avant l’instauration du CNE. Ils peuvent ainsi « organiser à leur convenance une sorte de gestion prévisionnelle de l’emploi » pour leur seul intérêt.

La CFDT comme elle le rappelait lors de son 46ième congrès ne s'interdit pas de réfléchir à une rénovation des contrats de travail mais entend par ce biais promouvoir la sécurisation des parcours professionnels .