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A LA RECHERCHE D'EMPLOIS DE QUALITE |
Nous sommes dans une économie marquée par un chômage massif depuis les années 1980 même si celui-ci est en baisse depuis 2005.
Nous constatons une durée de chômage qui se situe en moyenne à une année, deux ans pour les plus de 50 ans dont le taux d'emploi est l'un des plus faibles en Europe, 7 mois pour les 17/24 ans avec également ,un taux d'emploi des jeunes très faible si bien que le chômage et la précarité sont devenus des passages obligés vers leur insertion professionnelle.
Dans le même temps, nous assistonsà une transformation marquée par une tertiarisation (moins d'emplois industriels) et une féminisation des emplois. En 30 ans, le nombre des femmes actives a presque doublé ce qui pose la question des changements fondamentaux de la société à prendre en compte et notamment ce qui pose la question des articulations entre vie professionnelle e tvie familiale.
Cette évolution de l'emploi impacte les formes d'emploi puisqu'on assiste à une progression lente et régulière des emplois précaires ou flexibles.
En 2005, 78% des embauches se faisaient en CDD, plus de la moitié des sorties d'emploi sont des fins de contrats précaires . Cette précarité n'est pas un "sas" puisque seulement 4 CDD sur 10 se transforment en CDI et que 3 intérimaires sur 10 parviennent à signer un CDI.
Le CDI lui-même crée de la précarité:
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1 salarié sur 5 travaille en CDI moins de 27 heures par semaine !
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Les femmes plus que les hommes subissent ces temps partiels imposés : 30% de femmes sont à temps partiels ,
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14% des femmes demeurent en CDD contre 12% des hommes
Cette transformation de l'emploi et des formes d'emploi crée des trappes de pauvreté :
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12% des salariés sont considérés comme "pauvres",
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les femmes représentent 80% des "travailleurs pauvres"
Cette situation est favorisée par une politique de baisse du coût du travail dont l'axe principal est l'allègement des charges sociales sur les plus bas salaires. Dans le même temps alors que ce dispositif est destiné à créer des emplois durables on constate une mobilité accrue des salariés mais une mobilité contrainte notamment pour les moins qualifiés : les jeunes et les femmes. Cette mobilité"contrainte" s'accompagne de plus en plus par un passage par le chômage .
Quant à la mobilité "choisie" elle devient l'apanage des plus qualifiés et rarement possible pour ceux qui dans un emploi stable désireraient cependant en changer. Résultat l'ancienneté dans l'entreprise augmente : elle est en moyenne de plus de 11 ans mais le recours aux emplois précaires s'accroît.
Pour résumer nous avons d'un coté des salariés piégés dans une instabilité qui leur est imposée et de l'autre des salariés stables malgré eux dans leurs emplois.
Il est important également de relever qu'une grande majorité des salariés qui quittent une entreprise ne bénéficient d'aucun dispositif collectif .
Contrairement à une idée reçue, les licenciement économiques ne représentent qu 2% des pertes d'emploi et lorsqu'il y a un "PSE" (plan social) , un salarié sur deux ne bénéficie pas des dispositifs de reclassement. La majorité des départs est constituée par des fins de contrats précaires, des démissions , des départs assortis de transactions .
Ressenti par le plus grand nombre , le sentiment d'insécurité correspond à une réalité : on a plus de risque de se retrouver au chômage en France que dans le reste de l'Europe et cette réalité frappe bien sûr les plus vulnérables : jeunes, seniors et salariés non qualifiés.
Lorsqu'on parle "sécurité" on parle droits et garanties : ces droits et garanties sont aujourd'hui principalement liés aux contrat de travail qui donne accès :
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aux dispositions protectrices de la convention collective afférente,
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à la protection sociale : assurance maladie , retraite , assurance chômage ,
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souvent à des accords d'entreprises qui prennent en charge la mutuelle , la complémentaire retraite ainsi que d'autres types d'avantages comme les chèques vacances, la prévoyance invalidité , décès etc ...
Le contrat de travail suivant sa nature donne également un accès facilité :
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au logement ,
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au crédit bancaire
Cette diversité crée une inégalité des droits et une destruction des collectifs de travail.
Elle organise le marché du travail avec un noyau de CDI et des précarités qui tournent autour en y accédant difficilement le toutau gré de l'entreprise.
Impulser une réelle politique de sécurisation des parcours professionnels nécessite de créer de nouvelles garanties en agissant sur les trajectoires professionnelles , c'est passer d'une flexibilité subie à une organisation du travail maîtrisée. Il s'agit de :
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faire un état des lieux,
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lister les garanties qui doivent être attachées au contrat de travail,
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les garanties qui doivent être attachées au salarié,
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regarder comment on peut mutualiser ces garanties.
Sécuriser les parcours professionnels c'est aussi rénover le contrat de travail mais ce n'est en aucun cas prendre des droits aux uns pour les donner aux autres, c'est donner des garanties supplémentaires aux salariés dans leur globalité.
La CFDT veut construire ses revendications avec les salariés en partant de leur vécu et c'est pour cela que des consultations sont organisées dans toute la structure.
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