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Surcroît d'activité et accords de Réduction du temps de travail
Les accords de réduction du temps de travail n'ont jamais été un "carcan" pour les entreprises, les empêchant de programmer des heures supplémentaires . La preuve en est administrée à la fois Non seulement , les 35 heures n'ont jamais été un "carcan" mais de plus, elles ont permis à nombre d'entreprises et de services publics d'optimiser le service à la clientèle et l'utilisation du matériel de production, gains de productivité sur lesquels il serait dommageable pour les entreprises de revenir. Temps de travail et augmentation des rémunérations En augmentant l'amplitude des modulations autorisées et le nombre de jours de travail "au forfait" , le gouvernement dans un texte passé sans accord des partenaires sociaux au cours de l'été 2008 prive en fait les salariés de la contrepartie salariale d'une augmentation du temps de travail. Lorsque les heures supplémentaires ne font pas l'objet de modulation et sont payables au mois le mois , force est de constater que leur rémunération a été diminuée au fil du temps.
Où sera en fin de compte le bénéfice de cette mesure pour les salariés ? Temps de travail et évolution du chômage L'effet néfaste des heures supplémentaires s'est d'abord fait sentir sur les contrats d'interim et les CDD dont le coût s'avérait plus important que le paiement d'heures supplémentaires. Dans un article , Guillaume Duval, rédacteur en chef d'alternatives économiques, souligne : "le nombre des heures supplémentaires déclarées (182 millions au seconde trimestre 2008) s'est accru de 6% par rapport au premier trimestre 2008 et de près de la moitié par rapport au premier trimestre 2007." disposition qui profite à 85% aux plus grandes entreprises. Guillaume Duval poursuit : " Un petit calcul de coin de table illustre l'absurdité de la démarche : un emploi salarié coûtait en 2007 , 41000€ en moyenne . 4 milliards d'euros ont été consacré aux heures supplémentaires. Au lieu de dépenser 4 milliards d'euros avec pour résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient d'embaucher, l'Etat pourrait avec la même somme financer entièrement 100000 emplois supplémentaires ou encore 300000 emplois avec une subvention du tiers de leur coût... Si les pouvoirs publics doivent aider les gens à "travailler plus pour gagner plus" qui pourrait contester que ce soient d'abord les chômeurs, dont le nombre augmente de nouveau, qui doivent en priorité profiter de cette aide." Temps de travail et santé au travail La CFDT Rhône-alpes a largement participé à la mobilisation contre la pénibilité du travail en dénonçant devant les bureaux du MEDEF la situation faite aux salariés avec un argumentaire que nul ne peut sérieusement contester :
Dans ces conditions, augmenter le temps de travail c'est "perdre sa vie à la gagner".
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