EMPLOI DES CHOIX

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La formation initiale et la qualification de début de carrière ne constituent plus des atouts assurant un emploi solide jusqu'à la retraite.

Les métiers évoluent rapidement , la précarité progresse c'est pour cela que la CFDT oeuvre afin que des garanties collectives négociées permettent à chacun qu'il soit salarié ou à la recherche d'un emploi de maitriser son avenir professionnel.

Le modèle d'emploi "à vie" en contrat à durée indéterminée et à temps plein qui a assuré une mobilité sociale ascendante à de nombreux salariés est remis en cause.

En 2003 de l'INSEE établissait le nombre de contrats précaires : intérim, CDD, 'apprentissage àl 12.5%, en 2005 cette proportion est passée à 20 % des salariés qui disposent de revenus aléatoires , d'horizon de vie à court terme.

En 10 ans le nombre de CDD a cru de 60% et le nombre de contrats d'interim de 160% . La fin de ces contrats est devenue la première cause d'entrée au chômage devant les licenciements.

Les salariés les moins qualifiés sont certes les principales victimes de cette précarisation mais ils ne sont pas seuls.

On observe également que le nouveau mode d'organisation du capitalisme repose de plus en plus sur la mobilisation d'une force de travail intellectuelle en emploi discontinu , s'exerçant dans et hors de l'entreprise , passant d'un statut de salarié , à celui d'indépendant , en free lance etc...

Même un haut niveau de qualification ne met pas à l'abri de périodes dépourvues d'activités professionnelles et donc de ressources.

Dans ce contexte le patronat met en demeure les actifs en général et plus seulement le salariat d'assumer le "risque de l'employabilité".

La CFDT estime que l'employabilité est une construction collective et que les actifs n'ont pas à l'assumer seuls. Elle s'attache donc à négocier une continuité des droits et des revenus pendant les périodes sans emploi .

  1. La reconnaissance salariale des qualifications et des compétences est pour la cfdt une règle de cohésion sociale incontournable. La CFDT n'accepte donc pas que les minima salariaux négociés dans les conventions collectives soient contournés de quelque manière que ce soit et notamment par le système des enchères inversées salariales pour des emplois proposés en ligne.
  2. Il apparait nécessaire aussi de faire en sorte que les conventions collectives des donneurs d'ordre soient étendues à leurs sous-traitants et que l'externalisation de services ne soit pas synonyme de perte de droits pour les personnels concernés.
  3. Une réflexion territoriale pluri-partenariale doit permettre l'émergence de nouveaux secteurs susceptibles d'assurer l'emploi de demain. La CFDT Rhône-Alpes s'investit donc dans ce domaine dans les instances institutionnelles qui traitent de la question de l'emploi et dans des actions territoriales (nous vous invitons à consulter le chapître concerné )
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