Vous trouverez ci-après une rapide présentation du travail de la CFDT Rhône-Alpes pour améliorer lutter contre la précarité en améliorant la qualité des emploi . Un dossier complet est à votre disposition en cliquant sur le lien ci-contre "EN SAVOIR PLUS".
En 20 ans – de 1983 à 2003 - souligne Jacques RIGAUDIAT dans "droit social "du 3 Mars 2005 ,
- « il y a eu multiplication par six du nombre de CDD ,
- multiplication par 4 de l’intérim alors que dans le même temps ,
- le nombre de salariés en CDI ou en emplois publics statutaires ne progressait que de 12% ».
TRAVAILLEURS PAUVRES
La pauvreté des actifs est une réalité qui n’est pas forcément liée à la précarité.
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En effet cette précarité n’explique qu’un cas d’actif pauvre sur quatre.
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On constate que deux actifs pauvres sur 4 avaient un emploi stable pendant toute l’année de référence, emploi salarié ou emploi indépendant.
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Un seul actif pauvre devait cette situation au chômage d’une année complète.
LE "MAL EMPLOI"
Le « mal emploi » est une réalité en Rhône-Alpes comme au niveau national qui se traduit :
- - Par « l’emploi en miettes » que l’on retrouve dans la montée des demandeurs d’emploi « de fin de mois » (CDD temporaires ou occasionnels catégories 3 et 8)
- - Par l’inéluctable montée de l’intérim et des CDD : dans les établissements de 10 salariés et plus, 68% des embauches se sont faits en CDD en 2005, l’intérim continue de progresser aussi bien en nombre de missions qu’en équivalent temps pleins,
- - 30% des contrats à temps partiels sont subis et dans 80% des cas ils concernent la population féminine. La moyenne s’établit à 20H de travail par mois si bien que de tels contrats sont également générateurs de faibles ressources. Ils participent aussi à l’instabilité de l’emploi * car seulement 50% d’entre eux sont des CDI et le reste comprend des CDD, contrats saisonniers ou contrats aidés.
- - Le mal emploi féminin est de plus sous estimé car l’inactivité contrainte n’est pas mesurée (non retour à l’emploi après une maternité par exemple).
- - La comptabilité des demandeurs d’emplois est incomplète : 37% des bénéficiaires de RMI ne sont pas inscrits à l’ANPE (ce taux monte à 45% dans la Loire). En cause les radiations pour non présentation aux entretiens et pour refus d’emploi même motivés par un référent de parcours PLIE . Il faut y ajouter les salariés âgés en préretraite ou dispensés de recherche d’emploi.
- - Le concept de « seuil de bas revenus » ne rend pas compte de l’augmentation du nombre des « travailleurs fragiles » indépendants ou salariés qui sans entrer dans les statistiques des « travailleurs pauvres » y basculent à l’occasion de difficultés diverses : problèmes de santé , problèmes familiaux (divorces) , pannes de voiture rendant tout déplacement impossible etc…
DES REPONSES A ELABORER
Face à ce constat, la CFDT Rhônalpine consciente qu'une partie de la réponse au problème se trouve au niveau européen travaille en intersyndicale dans le cadre d'un projet européen sur la précarité et les nouvelles formes d'emploi.
Elle s'investit année après année dans l'amélioration de la situation des salariés précaires par nature que sont les salariés saisonniers.
Elle s'est associée également aux mouvements tendant à éradiquer les contrats qui ne répondaient pas à ses exigences en matière de stabilité : elle a donc participé aux démarches à l'encontre tant du CPE que du CNE.
Elle dénonce aujoud'hui les détournements des conditions légales d'embauche liés aux détachements.
Elle sera particulièrement attentive à la question du temps de travail et du niveau des salaires; Elle suit avec la plus grande attention l'évolution du dossier de sécurisation des parcours professionnels .