OPHQ

 

La prise en charge des personnes handicapées

La visite de l’OPHQ  avec Christian Côté( responsables des formations),  Michel Giniac et Sophie Janik ( responsables de la documentation) a permis une approche rapide de la politique mise en œuvre en direction des personnes porteuses de handicap.

  • Les nouvelles lois

Depuis 1984, le Québec a transféré à chaque ministère et organismes la responsabilité de plans d’actions en direction des personnes porteuses de handicap. Par ailleurs, un vaste mouvement de désinstitutionalisation a été opéré. Cela va de pair avec une forte volonté de maintien à domicile, en s’appuyant sur les aidants familiaux, et les services de proximité.

Un plan stratégique 2005-2009 du ministère de la Santé et des Services sociaux fixe les grandes orientations de la politique en direction des personnes handicapées.


Ce document présente le plan stratégique du Ministère de la Santé et des Services sociaux pour la période 2001-2004, sa mission et ses orientations. Pièce maîtresse du nouveau cadre de gestion gouvernementale instituée par la Loi sur l'administration publique, ce plan stratégique du Ministère a notamment été élaboré dans la foulée des recommandations de la Commission d'étude sur les services de santé et les services sociaux. Il formule les grandes actions à entreprendre pour que le système de santé et de services sociaux puisse répondre de façon adéquate aux besoins des Québécoises et des Québécois.

La vision qu'il propose va permettre de relever les défis auxquels le ministère et son réseau devront faire face au cours des prochaines années. Le document comporte trois parties : un énoncé de mission et un portrait des clientèles et des partenaires du Ministère ; le contexte, autant interne qu'externe, d'où émergent les principaux enjeux ; les grandes orientations, les axes d'intervention, les objectifs, les cibles et les indicateurs de performance.
Les notions d’intégration et de participation sociales constituent la toile de fond de la Politique en déficience intellectuelle.

Par intégration sociale, on entend que la personne présentant une déficience intellectuelle a, par exemple, des activités, des rôles, des possibilités, des milieux de vie semblables à ceux des personnes non handicapées.

La participation sociale évoque quant à elle une relation de réciprocité entre la personne et la collectivité. Le bon fonctionnement de la personne dépendra d’une bonne interaction avec son environnement, ce qui signifie qu’une intervention réussie doit porter à la fois sur la personne et sur son environnement.

La nouvelle politique reconnaît que la personne, sa famille et ses proches doivent être au centre de toutes les décisions qui les concernent. Le réseau de la santé et des services sociaux souscrit au respect des droits de la personne présentant une déficience intellectuelle et reconnaît ses compétences.

Dans le cas d’un enfant, ses parents sont les premiers responsables de son développement, puisque ce sont eux qui le connaissent le mieux. Leur participation à son développement pourra naturellement varier d’une famille à l’autre, et évoluera à mesure que l’enfant vieillit.

 

  • Le rôle de l’OPHQ

L’OPHQ, qui relève du gouvernement provincial gérait 18 programmes avant 1984. Suite à une loi votée en 1984, celui-ci s’est vu attribuer d’autres missions :
Organisme  consultatif, mais également évaluateur des politiques mises en œuvre ; Il a également une attribution « de vigie ».

  • Les structures et dispositifs mis en œuvre

Le gouvernement provincial a mis en place un ensemble de dispositifs et de structures permettant d’une part de favoriser le maintien à domicile, l’insertion professionnelle et l’accès aux loisirs et à la culture. A noter que des centres de réadaptation accueillent les personnes handicapées les moins autonomes. Par ailleurs, il n’existe pas de structures spécifiques pour les personnes handicapées vieillissantes.

Elles relèvent du réseau CHSLD pour personnes âgées. De même, des protocoles d’entente entre centre de jeunesse et centre de réadaptation peuvent exister pour accueillir certaines personnes « limites »Le conseil consultatif de la main d’œuvre s’attache plus spécifiquement à inciter à  l’intégration professionnelle, par le versement de subventions (entreprises et personnes concernées).

Les plans d’action pluriannuels font l’objet d’une évaluation de leurs impacts, plus particulièrement aux niveaux de l’accessibilité des bâtiments, l’adaptation de postes de travail, les soins à domicile……Cette évaluation est centralisée par l’OPHQ.

Une dimension importante réside dans la mise en œuvre de programmes spécifiques de formation pour les associations de personnes handicapées (4 associations provinciales et 300 associations locales), mais également pour les étudiants (module de formation sur les interactions avec les personnes handicapées.
Si la désinstitutionalisation est privilégiée, cela nécessite la sollicitation importante de l’ensemble des acteurs concernés : des aidants familiaux, aux services de proximité ; des ministères aux entreprises.

http://www.personneshandicapees.info.gouv.qc.ca/fr/index.asp
http://www.ophq.gouv.qc.ca/index.htm
http://msssa4.msss.gouv.qc.ca/fr/sujets/handicape.nsf/vcat?Openview

  • La nécessaire poursuite de cet échange

La rencontre d’une équipe syndicale aurait apporté un regard différent sur cette présentation. Nous n’avons pu aborder que les dispositifs mis en place par le gouvernement. La vision syndicale permettrait de développer plusieurs points portant sur les professions, le lien entre les services oeuvrant au niveau local et les structures d’accueil……..