D'un bout à l'autre de l'Europe des salariés le même slogan, mais, en même temps, l'impatience des nouveaux pays de l'UE est perceptible .... Entretien avec l'eurodéputé hongrois Csaba Öry

Il y a deux ans, les Quinze accueillaient dix nouveaux membres, mais restreignaient la libre circulation des travailleurs. Entretien avec l'eurodéputé hongrois Csaba Öry (PPE), qui a rédigé un rapport sur ce sujet sensible.

Qu'en est-il de ce rapport sur la main-d'oeuvre censé résumer les expériences des deux années écoulées depuis l'adhésion des nouveaux pays membres ?
Csaba Öry : L'UE a imposé une période transitoire de sept ans pour limiter la libre circulation de la main-d'oeuvre des nouveaux pays membres.


Pendant les deux premières années, tous les pays pouvaient décider à leur gré de mettre en oeuvre des restrictions. Une fois ces deux ans passés ­ c'est-à-dire en mai prochain ­, ils doivent déclarer s'ils veulent maintenir les restrictions pour les trois ans à venir. Mais ils n'ont pas besoin de motiver leur décision.


Après la cinquième année, en revanche, ils ne pourront maintenir les restrictions qu'en les justifiant : ils devront prouver que la levée de toute restriction encore maintenue pendant cette période causerait ­ de façon évidente ­ des troubles sur leur marché du travail.

Cette année, la Commission européenne et le Parlement européen font chacun un rapport sur ces deux premières années. Car ce qui se passe est une véritable absurdité. Nous ne savons pas encore quels pays voudront prolonger les restrictions. Si nous examinons les faits, le maintien des restrictions ne peut être en aucune façon justifié. C'est du moins l'avis de cet eurodéputé hongrois mais pas l'avis des manifestants.