Bruxelles, 22/10/2008

L'ADOPTION DE LA DIRECTIVE SUR LE TRAVAIL INTERIMAIRE MARQUE LA SORTIE DE L'IMPASSE DE L'EUROPE SOCIALE

"Les intérimaires représentent environ 3 millions de salariés dans l'UE et un chiffre d'affaires de 75 milliards d'euros", a rappelé le rapporteur Harlem Désir (PSE, FR) lors du débat en plénière. "Cette directive permettra d'obtenir une législation sociale alors que l'attente envers l'Europe sociale est forte".
 
  L'objectif de cette directive est de protéger les travailleurs intérimaires et de clarifier le cadre dans lequel interviennent les agences de travail intérimaire. En effet, il existe aujourd'hui de grandes disparités dans les législations nationales de l'UE en matière de travail intérimaire et cette forme de travail tend à se développer.

 
 

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Aujourd'hui la Confédération Européenne des Syndicats (CES) accueille avec statisfaction le vote au parlement européen concernant la directive sur le travail intérimaire, qui fait suite à l'accord conclu au Conseil sur cette question en Juin.

La directive introduit le principe de l'égalité de traitement pour les travailleurs intérimaires dès le premier jour de leur embauche, avec des possibilités de dérogations limitées qui doivent impliquer les partenaires sociaux.

La CES se félicite de la manière dont le Conseil a résolu la question de l'égalité de traitement entre les travailleurs intérimaires et les travailleurs de l'entreprise utilisatrice : la question la plus contestée de la directive, qui a bloqué tout progrès au cours des six dernières années .

La directive n'introduira plus de délai d'attente général avant l'application du principe d'égalité de traitement comme on le proposait auparavant, mais elle permet uniquement une dérogation par convention collective ou , dans des conditions spécifiques, par accord entre les partenaires sociaux nationaux.

John Monks, Secrétaire général de la CES a déclaré : "c'est le signe encourageant que l'on est sorti de l'impasse dans l'évolution de l'Europe Sociale et que le progrès social au plan communautaire est nécessaire et possible.
La directive établira le principe de l'égalité de traitement entre les travailleurs intérimaires et les travailleurs de l'entreprise utilisatrice, qui s'appliquera non seulement aux situations nationales mais aussi au travail intérimaire transfrontalier.

C'est très importantà l'époque actuelle de mobilité accrue des travaillerus et des services. La directive attribue également aux partenaires sociaux le rôle important de s'assurer de la mise en oeuvre et de l'application du principe dans la pratique, qui permet la flexibilité tout en assurant la protection des travailleurs".