Présentation Trabzon
Trabzon est la plus grande ville et considérée comme la capitale de la région mer Noire dont elle est la préfecture.
Population : 975.137
Superficie :4.664 m²
A 346 km l’est de Samsun et 798 km d’Ankara, Trabson est situé au bord de la mer Noire et s’accroche aux flancs des Montagnes Pontus ( Karadeniz Daglari ).
Sous-préfectures dépendantes de Trabzon : elles sont au nombre de 16 Akçabaabat, Araklı, Arsin, Beşikdüzü, Çarşıbaşı, Çaykara, Dernekpazarı, Düzköy, Hayrat, Köprübaşı, Maçka, Sürmene, Şalpazarı, Tonya, Vakfıkebir, Yomra.
Avec son port modernisé, Trabzon est aujourd'hui un centre d'expédition exportant des produits alimentaires et du bétail. On y produit du tabac, des agrumes, du maïs, les pommes de terre et des noisettes. Il y a également une exploitation du cuivre et du fer

Histoire Trabzon
Le passé de la ville est très riche ; habitée depuis 7000 av. JC. La "tribu Blanche" l’occupa pour s'exiler par la suite à Troie en 2000 avant jésus Christ. Selon la légende Trabzon a été fondée par les Milésiens au 7e siècle avant JC. Les anciens l’appelaient Trébizonde ou Trapezos en raison de la forme de son plan ou bien, selon d’autres sources, en raison de la forme des montagnes qui l’entourent.
Très vite, elle est devenue un important centre commercial grâce à sa situation sur la route de la mer Noire à la Perse.
Trébizonde atteignit un haut niveau du prospérité sous le règne des Romains et l’empereur Hadrien ( 117 – 138 ) qui fit construire un nombre important de bâtiments. En 258 les Goths les détruisent. Plus tard, les Byzantins l’évangélisent ( Saint Eugène est devenu le protecteur de Trabzon). Au 6e siècle, l’empereur Justinien a reconstruit les remparts et elle résista donc aux tentatives de conquête de Seldjoukides au 11e siècle.
Après la prise de Constantinople par les croisés en 1204, la dynastie Byzantine se déplaça à Iznik et les deux petit fils de l’empereur Byzantin Andronic 1er, les princes Alexis et David comnène s’enfuirent à Trabzon et y fondèrent leur empire dont Trabzon devint la capitale. Quelques années après la chute de Constantinople, l’empire de Trébizonde tomba aussi aux mains de l’empire Ottoman en 146 .

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Programme européen TRABZON "workers together"
Jeff BRIDFORD,directeur du projet "workers together" pour la Confédération Européenne des Syndicats a présenté l’ensemble des rencontres qui vont amener les travailleurs turcs à faire la connaissance de leurs homologues européens.
C’est le plus grand projet mené par la Confédération Européenne des Syndicats depuis sa création.
Trabzon est la première réunion , d’autres auront lieu un peu partout en Turquie et en Europe et notamment à Lyon en janvier 2010.
Etaient présentes des délégations turques ( syndicat TURK-IS), grecques (GSEE et ADEDY) et françaises (CFDT, CGT, FO, CFTC) .
Au cours du séminaire, nos représentants ont bien compris que l’enjeu était important pour nos camarades Turcs.
En effet, l’Etat Turc reconnait insuffisamment le mouvement syndical : des « tracasseries » administratives et financières empêchent la représentation des salariés.
- il est nécessaire de passer devant notaire pour adhérer ou démissionner d'un syndicat,
- il n'existe pas ou peu de représentation des salariés dans l’entreprise
- Le droit de grève n’est pas libre : la grève doit être légitime (?)
- Les licenciements des adhérents sont courants (Proverbe syndical turc: « se syndiquer, c’est enfiler une chemise en feu »
- Les « négociateurs » des « conventions collectives » émettent des vœux que l’Etat n'appliquent pas nécessairement.
- Quand les conventions collectives existent, il est très difficile de les étendre à cause de difficultés administratives et légales.
- Elles ne peuvent s’appliquer qu’à certains salariés et pas à d’autres
- Les syndicats doivent fournir la liste de leurs adhérents
La situation est d'autant difficile pour le syndicalisme turc que la plupart des entreprises sont des TPE , il n’est donc pas aisé d'organiser collectivement les salariés.
L’entrée de la Turquie serait donc une avancée sociale importante qui obligerait l’état turc à appliquer la charte des droits de fondamentaux (même si comme le disait un représentant turc : « il y a la loi et son application et c’est parfois très différent en Turquie »).
Les rencontres débats avec le Gouverneur (préfet) le Maire et le Président de l’Université de Tabzon ont été intéressantes quoique très protocolaires.
La visite du monastère de Sümela du 4eme siècle (inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO) ainsi que la visite d'une usine coopérative de Thé a permis à la délégation de mieux connaître nos homologues turcs.
Par la voix de Christian JUYAUX, la CFDT a remercié nos amis turcs de leur réception et présenté rapidement la confédération et le travail spécifique de la CFDT Rhône-Alpes.
"Les entreprises s'inscrivent de plus en plus dans une économie mondialisée qui a pour effet un accroissement des échanges transnationaux des capitaux, des produits, des techniques et de l'information, c'est pourquoi la CFDT défend la libre circulation des hommes et des travailleurs."
"au sein du Club Méditerranée, la CFDT Rhône-Alpes a un accord depuis 2004 qui prévoit que les travailleurs saisonniers turcs peuvent venir travailler en Europe, pendant leur basse saison, un partenariat a été développé avec la TURK-IS du tourisme"
"Cette expérience peut servir dans d’autres entreprises même si les directions des entreprises internationales sont peu enclines à mettre en place les comités européens d’entreprises"
"La CFDT pense, comme elle l’a exprimé à la CES, que la Turquie a sa place dans l’Europe"
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