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EWC : European Work Council : comité de groupe européen
PLAN DE L'ARTICLE :
Pas d’EWC intéressant sans stratégie syndicale prédéterminéeClub med : à partir d’une GPEC de groupe la reconnaissance du fait syndical dans tous les pays d’implantationAvec 20000 salariés en saison répartis à travers le monde, l’information via internet devient un enjeu important : un site a été créé: http://www.ceds-clubmed.eu/accueil.htm Les limites de la confidentialité ont été négociées avec l’employeur. Le média internet a été mis au service d’un objectif syndical pour le mandat en cours : Anticiper, préparer l’avenir et les emplois de demain : l’EWC s’est saisi du projet de mise en place d’une GPEC tenant compte des dates d’ouverture des villages, de la nature des emplois à pourvoir : temps partiels ou temps plein et dans la première hypothèse que deviennent les salariés pendant la fermeture des villages, quels besoins en personnels demain notamment pour les nouveaux services qui sont envisagés et comment prépare-t-on le personnel à ces nouvelles fonctions : VAE C’est dans ce contexte que l’EWC du Club Med a été saisi de la question de la mobilité des salariés entre villages : délai de prévenance, convention collective applicable et salaire du pays où on travaille et non du pays d’où l’on provient ce qui aurait introduit du dumping social dans les pays d’accueil, mise en place d’un contrôle syndical : ce sont les délégués syndicaux des pays de départ et d’accueil qui vérifient la bonne application de l’accord avec les migrants. Pour les échanges entre village turc et stations alpines un accord a été passé avec le syndicat turc TOLEYIS. Il faut tenir compte des particularités locales des syndicats : ainsi TOLEYIS est un syndicat d’Etat d’origine kémaliste couvrant 100% des salariés mais qui, pour ne faire l’objet d’aucune pression a imposé à la direction de désigner les bénéficiaires des visas de travail en France se réservant un droit de contrôle sur les discriminations éventuelles. Lorsque dans certains pays sévit une politique antisyndicale, l’EWC conduit à la reconnaissance des syndicats locaux . Ainsi le Club med a dû reconnaître les syndicats malaisiens et thailandais : le comité européen bloquera l’accord souhaité par la direction sur la mobilité tant que les problèmes des syndicats étrangers non reconnus ne sont pas réglés c’est toute l’utilité de la clause dite « de respect des droits fondamentaux ». L’EWC est sans conteste un moyen de pression dont on ne disposait pas antérieurement dans les multinationales EDF-GDF SUEZLa coopération entre salariés des différents pays dans l’énergie aboutit à une cohérence syndicale européenne plus forte dans ce secteur que dans la métallurgie par exemple où les intérêts des syndicalistes français et étrangers peuvent être opposés ce que l’on a vu dans les affaires airbus, michelin …
NIELSEN Pour les représentants du personnel de NIELSEN, le point fort des EWC est la circulation et l’échange d’informations en temps réel. L’entreprise est obligée de décliner sa stratégie en mesures locales qui tiennent compte des contraintes des droits du travail locaux. Les représentants du personnel se sont spécialisés dans les différentes législations pour signaler les situations locales critiquables par exemple les procédures de mobilité employées et pour peser ainsi sur leur déroulement. L'EWC parvient à exercer des pressions tant au niveau local qu'international. Ainsi le management italienvoulait externaliser certaines de ses activités en Hongrie et en Inde et l'EWC a exigé une réunion au niveau européen pour savoir quel serait l’impact des procédures de mobilité prévue en Italie. Un site a été créé sur You Tube et a permis de lancer une grève virtuelle en Italie. Cette grève virtuelle a été un franc succès puisqu’elle a été suivie même par les directeurs non italiens ; Cela a créé un rapport de force favorable au bénéfice des salariés italiens. Voir à titre d'exemple sur ce point les modalités d'action du site du syndicat italien UNI : http://www.uniglobalunion.org/apps/iportal.nsf/pages/20090127_pn8hF |