Nouvelles formes d’emploi : les données statistiques
Les partenaires engagés aux cotés de la CFDT RHONE ALPES dans le projet « précarité et nouvelles formes d’emploi en Europe » sont la région RHONE ALPES, la CGT, l’université en sciences sociales et humaines Pierre Mendes-France à Grenoble .
(EN SAVOIR PLUS)
Ce projet a pour objectif de développer des stratégies syndicales européennes d’action sur la précarité que ce soit dans les territoires, les branches et les entreprises . Le colloque d’ouverture qui s'est tenu à l'Université Pierre Mendes-France avait pour objet de faire le point sur les données statistiques de la précarité tant en France que dans la région Rhône-Alpes.
L’université Pierre Mendes France avait préparé un dossier dont vous trouverez ci-après le résumé.
BIBLIOGRAPHIE :
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Jacques RIGAUDIAT : " pauvreté, évolutions du capitalisme et transformations de la relation salariale" - "A propos d'un fait social majeur: la montée des précarités et des insécurités sociales et économiques"
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Nathalie MONNIER-BRABANT : " pauvretés, précarités, exclusions, état des lieux en Rhône-Alpes
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Une explosion des contrats précaires en France. |
Il est d’usage de distinguer
- instabilité de l’emploi : risque de quitter un emploi et
- insécurité professionnelle : risque de se retrouver durablement au chômage en cas de perte d’emploi.
Si l’insécurité professionnelle n’a pas évolué depuis 20 ans, l’instabilité de l’emploi a par contre grandement augmenté.
En 20 ans – de 1983 à 2003 - souligne Jacques RIGAUDIAT dans "droit social "du 3 Mars 2005 ,
- « il y a eu multiplication par six du nombre de CDD ,
- multiplication par 4 de l’intérim alors que dans le même temps ,
- le nombre de salariés en CDI ou en emplois publics statutaires ne progressait que de 12% ».
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Précarité et pauvreté en France. |
La pauvretédes actifs est une réalité qui n’est pas forcément liée à la précarité.
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En effet cette précarité n’explique qu’un cas d’actif pauvre sur quatre.
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On constate que deux actifs pauvres sur 4 avaient un emploi stable pendant toute l’année de référence, emploi salarié ou emploi indépendant.
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Un seul actif pauvre devait cette situation au chômage d’une année complète.
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La situation régionale. |
Cette évolution de l’emploi au niveau national se trouve confirmée en région RHONE ALPES mais avec quelques nuances.
On assiste en effet à une décrue du chômage en Rhône-Alpes de 1,2 points supérieure à la décrue nationale.
Cette décrue s’expliquerait en 2004-2005 par la baisse démographique et en 2006 partiellement par une progression de l’emploi aidé.
Toutefois géographiquement en 2006 la situation est plus difficile dans le Sud-Ouest de la région ou les taux de chômage sont plus importants : Rhône (8,2%), Loire (8,8%), Ardèche (9%), Drôme (9,6%), Isère (7,4%).
La situation est meilleure dans le Nord Est de la région : Ain (5,6%), Haute Savoie (6%) , Savoie (6,5%)
Cette embellie ne parvient cependant pas à toucher les Zones Urbaines Sensibles qui ont un taux de chômage double de celui de leurs villes de référence. Ce taux est en augmentation de 2 points alors qu’il est resté stable entre 2003 et 2005 dans les autres quartiers.
Le « mal emploi » est une réalité en Rhône-Alpes comme au niveau national qui se traduit :
- Par « l’emploi en miettes » que l’on retrouve dans la montée des demandeurs d’emploi « de fin de mois » (CDD temporaires ou occasionnels catégories 3 et 8)
- Par l’inéluctable montée de l’intérim et des CDD : dans les établissements de 10 salariés et plus, 68% des embauches se sont faits en CDD en 2005, l’intérim continue de progresser aussi bien en nombre de missions qu’en équivalent temps pleins,
- 30% des contrats à temps partiels sont subis et dans 80% des cas ils concernent la population féminine. La moyenne s’établit à 20H de travail par mois si bien que de tels contrats sont également générateurs de faibles ressources. Ils participent aussi à l’instabilité de l’emploi * car seulement 50% d’entre eux sont des CDI et le reste comprend des CDD, contrats saisonniers ou contrats aidés.
- Le mal emploi féminin est de plus sous estimé car l’inactivité contrainte n’est pas mesurée (non retour à l’emploi après une maternité par exemple).
- La comptabilité des demandeurs d’emplois est incomplète : 37% des bénéficiaires de RMI ne sont pas inscrits à l’ANPE (ce taux monte à 45% dans la Loire). En cause les radiations pour non présentation aux entretiens et pour refus d’emploi même motivés par un référent de parcours PLIE . Il faut y ajouter les salariés âgés en préretraite ou dispensés de recherche d’emploi.
- Le concept de « seuil de bas revenus » ne rend pas compte de l’augmentation du nombre des « travailleurs fragiles » indépendants ou salariés qui sans entrer dans les statistiques des « travailleurs pauvres » y basculent à l’occasion de difficultés diverses : problèmes de santé , problèmes familiaux (divorces) , pannes de voiture rendant tout déplacement impossible etc…
En savoir PLUS : compte rendu .doc du colloque du 8/11/2007 - long à charger (37 PAGES)
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