7IEME FORUM MONDIAL SOCIAL NAIROBI

Un Travail décent pour une vie décente

(Decent work for a decent life)

Telle est la campagne lancée par la nouvelle Confédération Syndicale Internationale (regroupement des affiliés de la CISL et de la CMT) lors du Forum Social Mondial qui s’est tenu à Nairobi au Kenya du 20 au 25 janvier 2007.

A l’heure actuelle, le chômage, le sous-emploi et la pauvreté au travail affectent plus d’un milliard de femmes et d’hommes.

Au niveau mondial, le chômage touche désormais 185 millions de personnes, dont près de la moitié est âgée de moins de 24 ans.

Dans nombre de pays, les personnes qui ont accès à un travail sont sous payées et soumises à des horaires et des conditions de travail inhumaines.

Des millions de personnes travaillent dans l’économie informelle et sont généralement obligées de cumuler les emplois. C’est par exemple le cas des vendeurs ambulants, des employés d’ateliers clandestins, des journaliers, ou encore des travailleurs à domicile payés à la pièce.
Ces personnes ne jouissent d’aucun droit, ni d’aucune protection sociale.

Les femmes portent le fardeau de l’insécurité du marché de l’emploi. Elles font l’objet de discriminations flagrantes dans l’éducation comme dans l’emploi et représentent la majorité des millions de personnes employées dans les zones franches d’exportation à l’échelon mondial.

Un enfant sur six dans le monde travaille au lieu d’aller à l’école. A l’heure actuelle, on estime à 245 millions le nombre d’enfants travaillant en tant que chiffonniers, vendeurs ambulants, ouvriers agricoles ou travailleurs du textile.
Faute d’envoyer les enfants à l’école, les pays ne pourront jamais s’extirper du cercle vicieux de la pauvreté.

Depuis 1999, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) développe la notion de travail décent comme moyen essentiel pour promouvoir le développement économique et social afin de lutter contre la pauvreté.L’objectif « d’un travail décent pour tous » se décline autour des 4 points suivants :

  • 1) l’emploi : la création d’emplois est la première étape pour faire reculer la pauvreté et l’exclusion sociale. C’est un outil clé dans la création et la distribution équitable de richesses

  • 2) La protection sociale : Il ne peut avoir de justice sociale sans sécurité socio-économique. Mais rares sont les pays en voie de développement à disposer de mécanismes adaptés de protection sociale pour les travailleurs.

  • 3) Droits fondamentaux au travail : Ils sont consacrés dans la déclaration de l’OIT qui concernent la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire, l’abolition effective du travail des enfants et l’élimination des discriminations en matière d’emploi.
    Le respect et la promotion de ces droits fondamentaux au travail contribuent à la lutte contre la pauvreté et à la réalisation de l’objectif de « travail décent » en ce qu’ils permettent l’élimination des pratique de travail les plus inhumaines et créent les conditions propices à l’élimination de la discrimination sur le marché du travail.

  • 4) Dialogue social : Il donne aux travailleurs le pouvoir de négociation pour acquérir des droits et obtenir une meilleure part des richesses produites par leur travail.
    Ce pouvoir de négociation peut déboucher sur une redistribution plus juste des fruits de la croissance et permet de promouvoir la démocratie et la transparence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de notre déplacement à Nairobi, nous avons rencontré des responsables syndicaux de tous les pays pour débattre de notre action dans les multinationales, des migrations des populations pour rechercher du travail et de la nécessité de développer la syndicalisation pour organiser un maximum de travailleurs.

Cela devrait permettre au mouvement syndical en lien avec la société civile de peser sur les décideurs économiques, les pouvoirs publics locaux, les institutions internationales afin que la mondialisation de l’économie soit un progrès pour l’ensemble des populations de par le monde.

Au-delà du monde du travail, beaucoup d’ONG, le mouvement chrétien (Secours Catholique, Caritas, etc..) mais aussi les alter mondialistes ont fait le déplacement en Afrique.

Pendant ces 5 jours du Forum, ils ont débattu de développement équitable, de la solidarité avec les populations en grandes difficultés et de la construction d’un monde plus juste. Comme l’ont clamé des milliers de participants lors du 7eme Forum Social Mondial à Nairobi

« Un autre Monde est possible »

Another World is Possible

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