Après avoir rencontré nos ami(e)s à Budapest lors d'un premier déplacement, nous nous sommes rendus dans plusieurs villes périphériques qui connaissent des situations économiques précaires.

Alors que la Hongrie se prépare à rentrer dans la Communauté européenne, l'existence de ghettos reste une réalité dans plusieurs villes du pays.

Aux conditions économiques très précaires viennent s'ajouter une discrimination très importante, matérialisée par l'absence de toute aide sociale, et jusqu'à une date récente par le refus de scolariser normalement les enfants roms.

Dans toutes les villes du pays, le gouvernement hongrois met actuellement en place un système de représentation politique susceptible d'aider les roms à revendiquer leur place, et a signé un accord avec 8 autres gouvernements de l'est afin d'assurer d'ici 2012 un réel développement économique et social à ces populations.

Aujourd'hui, les syndicats hongrois souhaitent développer les liens avec ces communautés, qui conduisent divers projets d'insertion par le travail, comme cette entreprise (scierie) qui intégre les roms parmi ses salariés. pendant longtemps, aucun emploi n'était en effet disponible pour ces populations.

Partout, la demande des communautés roms reste la même, celle de pouvoir travailler et pourquoi pas vendre les créations traditionnelles de haute qualité qu'ils continuent généralement à produire:

  • Paniers très originaux,
  • peintures,
  • plantes médicinales,
  • sculptures sur bois.

De plus, les roms connaissent souvent très bien les grandes étendues boisées et montagneuses qui entourent leurs habitations, laissant augurer des possibilités de développer à terme un tourisme écologique de qualité dans des régions demeurées souvent sans industries et agriculture depuis le moyen age.

Au terme de ce voyage, ponctué de nombreux échanges, la CFDT Rhône-Alpes a contacté plusieurs structures spécialisées dans le Commerce Equitable afin de pouvoir chercher des solutions qui viennent en aide directement à ces populations. la syndicalisation reste également une priorité dans les nouvelles entreprises sociales en création.