Depuis les années 1990, la CFDT revendique la possibilité pour les saisonniers de se former en intersaison.
En effet, en saison, ils ne peuvent s’absenter pour se former compte-tenu de la multitude de très petites entreprises dans le tourisme, et à la fin de la saison ils n’ont plus le statut de salarié leur permettant de bénéficier d’une prise en charge par la formation continue.
C’est pourquoi nous revendiquons auprès des ASSEDIC d'un revenu minimum pour ceux qui font l’effort d’aller se former en intersaison.
D’autres centrales syndicales dénoncent l’accord UNEDIC, car ils veulent que les saisonniers, bénéficient d’un minimum de 30€ par jour non travaillé . Cette mesure, si elle voyait le jour, pourrait être une incitation au travail au noir et aux emplois non déclarés pour réhabiliter des habitations afin de les louer aux touristes, ce qui ne manquera pas de renchérir la rente foncière qui exclut de plus en plus de populations des zones de montagne.
Historiquement lors de la création de l'UNEDIC, le chômage saisonnier était exclu du bénéfice de l'indemnisation, car l'accord des partenaires sociaux concernant l'indemnisation du chômage aléatoire.
Après une campagne de pétitions menée par la CFDT en 1997 les saisonniers ont pu bénéficier d'allocations proportionnelles au temps travaillé.
Aujourd'hui avec le nouvel accord UNEDIC des possibilités de financement pour ceux qui veulent se former en intersaison existent, et il appartient à tous les acteurs du tourisme en Rhône Alpes (Patronats, syndicats, service public de l'emploi, collectivités locales) de se coordonner et d'agir pour permettre aux saisonniers de se professionnaliser.
Pour la CFDT notre priorité est de faire de l'emploi saisonnier un tremplin pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes vers des emplois plus pérennes.
C'est pour notre organisation syndicale la concrétisation dans ce secteur de notre objectif sur la sécurisation des parcours professionnels et nous avons élaboré avec d'autres partenaires dans le cadre de la BEEFT* des Projets de Professionnalisation pour les Saisonniers.
La mise en place sous l'égide du Conseil Régional d'un observatoire paritaire de l'emploi saisonnier dans le massif alpin, permettrait de mieux connaitre les différents types de saisonniers (pluriactifs locaux, professionnels mobiles et jeunes primo-saisonniers) leurs poids dans chaque station touristique, et en fonction de leurs trajectoires professionnelles de construire des réponses sociales adaptées à leurs réalités.
Voilà pourquoi, nous préferons agir pour tenter de réduire la précarité de l'emploi par le développement des compétences et des qualifications de celles et ceux qui travaillent dans le tourisme, que de dénoncer les accords signés par une majorité de partenaires sociaux (CFDT, CFTC, CGC et Medef, CGPME, UPA) sur l'indemnisation chômage.