3 idées fausses sur l'emploi saisonniers : Le contrat de travail saisonniers unifie les statuts
Non, les droits du saisonnier dépendent très largement des particularités de sa convention collective de référence que ce soit dans le tourisme ou 9 conventions cohabitent et dans l'agriculture .
Récemment des sociétés de prestations de services et d'interim se sont développées en Espagne ou dans des pays d’Europe de l’Est pour l'agriculture. Elles mettent à disposition des exploitants français une main d’œuvre étrangère, parfois de faux travailleurs indépendants, ce qui leur permet de toucher les aides à la création d’entreprise actuellement en vigueur dans les pays de l’Est . Dans les métiers du tourisme ces sociétés sont plus fréquemment anglosaxonnes. Dans bien des cas, elles se livrent en fait à du prêt de main d’œuvre illicite et ne respectent pas l’obligation légale de rémunération au SMIC.
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A cette nouvelle forme de dumping social s'ajoute la grande précarité d'un certain nombre de travailleurs étrangers sans-papiers ou sans titre de travail. La situation est rendue plus confuse encore en raison d'une main d'oeuvre sous statut OMI (Office des migrations internationales) qui est autorisée à travailler dans les exploitations jusqu'à 8 mois sur 12 et 300 heures par mois.L'extrême mobilité de cette main d'oeuvre rend les contrôles de l'inspection du travail extrêmement difficile.La CFDT en appelle donc à la responsabilité sociale des entreprises et entend mettre en exergue les bonnes pratiques et participer à la sanction des abus.