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SECURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS:

une intervention de Patrick RIOCREUX secrétaire régional en charge du dossier

- Coté CDI le marché manque de fluidité : Il n’y a que 16% des salariés en CDI qui changent d’emploi si bien que la durée moyenne d’un CDI augmente.


On a une BIPOLARISATION des emplois :piège de l’instabilité permanente mais aussi stabilité malgré soi pour ceux qui sont en CDI et qui n’osent quitter un emploi qui ne les satisfait plus.

- Les licenciements économiques ne concernent que 2% des sorties d’emplois et pour 2 salariés qui bénéficient d’un plan social un seul a des dispositifs de reclassement.

- Conséquence : il n’y a pratiquement aucun accompagnement des sorties de l’emploi dans 98% des cas qui sont les suivants : sorties par démission, transaction, licenciement pour raisons personnelles pour fin de CDD ou fin de missions d’interim.

RESULTAT : la probabilité de se retrouver au chômage pour un salarié est plus forte en France qu’ailleurs dans l’Europe.

LE SENTIMENT D’INSECURITE correspond à une réalité vécue par de nombreuses personnes et pas que les personnes qui sont en réelle insécurité. Il faut transformer les représentations pour les rapprocher des réalités.

DES SITUATIONS INEGALITAIRES : l’accès à l’emploi, aux revenus se fait par le contrat de travail qui déclenche l’accès à des droits comme ceux de la convention collective, des mutuelles, de la retraite, de l’indemnisation du chômage : Il y a des formes de contrats qui ne permettent pas de mettre en œuvre les droits. De plus certaines situations dépendent du contrat de travail : l’accès au logement au crédit etc ….

- Nous sommes dans un chômage de masse depuis une génération.
- Par chômage de masse on entend un chômage se situant entre 8 et 11% de la population active,
- La tendance positive actuelle ne sera pas forcément durable.
- La durée moyenne du chômage est particulièrement élevée notamment pour les plus de 50 ans et les jeunes.
- Des pans entiers de l’économie flanchent (industrie, agriculture)
- D’autres sont en évolution positive, le tertiaire, les services à la personne (NB entre industrie et service la frontière est floue)

- Le marché du travail est marqué par une forte et régulière augmentation de la flexibilité et de la précarité (12% de contrats précaires au lieu de 5% il y a 20 ans). L’embauche se fait par le biais de contrats précaires pour 4 salariés sur 5.

- 50% des personnes qui se retrouvent sans emploi sortent d’un CDD.

- Au bout d’une année de CDD 4/10 (donc 40%) ont intégré un CDI, 15% sont au chômage et le reste demeure en CDD ;Donc le niveau de CDD en cours ne diminue pas, certains restant à vie piégés dans ce type d’emploi.


- De plus les salariés qui étaient en interim le demeurent. Il y a donc un enfermement dans la précarité. Les personnes les plus fragiles sont les plus précaires : femmes (temps partiels contraint), les jeunes, les plus anciens.