Avril 2006 : La Ville nouvelle de l'Isle d'Abeau s'efface pour intégrer l'agglomération "Nord Isère"

Juillet 2005 :intervention de la CFDT auprès du Maire de Bourgoin-Jallieu

Mai 2005: descriptif du projet Médipôle et de ses difficultés



LE CONTEXTE TERRITORIAL





AVRIL 2006 - La ville nouvelle de L'Isle d'Abeau intègre le "Nord Isère" et le contexte du "MEDIPOLE" de Bourgoin-Jallieu en est changé

Le contexte territorial local se modifie en Nord Isère : Le SAN chargé par l'Etat de gérer la Ville Nouvelle de l'Isle d'Abeau voit sa mission toucher à sa fin . Parmi les 25 communes invitées à intégrer l'agglomération du Nord Isère 16 ont déjà fait savoir qu'elles y étaient favorables et le Préfet ne manquera pas d'assurer la continuité territoriale de cette structure en incluant d'office les communes récalcitrantes.

Certaines communes, comme Villefontaine, ainsi que la société civile à travers le comité local de développement ont ardemment défendu ce projet.

Le solde des emplois créés en 2005 sur le site a été de +1000 malgré la défection de SANMINA - 450 emplois.

Le Nord isère compte plusieurs projets d'envergure : le "médipôle de Bourgoin Jallieu" , un pôle d'excellence sur les matériaux s'agrégeant autour des laboratoires des deux cimentiers Lafargue , Vicat et des grands ateliers d'Architecture, ou le projet "métis" combinant puces électroniques et supports textiles.



MAI 2005 - Le MEDIPOLE DE BOURGOIN-JALLIEU : Un "accouchement difficile"

Le Médipôle est un enjeu dans le Nord Isère puisqu'il est destiné à améliorer l'offre de soins existante sur le secteur et à revitaliser au moins partiellement le bassin d'emploi de Bourgoin- Jallieu qui a beaucoup souffert de la désindustrialisation .

Dans ce contexte, l'Agence Régionale Hospitalière (ARH) a initié un projet de regroupement de l'offre de soins dans le Nord Isère : le "Medipôle".

Le projet est d'envergure puisqu'il s'agit d'implanter sur 20 hectares trois établissements : l'hopital public , une clinique privée et un établissement de soins psychiatriques.

Les deux premières structures se trouvent actuellement trop à l'étroit dans Bourgoin intra muros et peu accessibles puisqu'on est en plein centre ville, la dernière est actuellement excentrée au Vion et pourrait travailler en meilleure synergie avec le nouveau centre hospitalier et se rapprocher également de la population à soigner.

Pour une m eilleure adéquation aux besoins , ce projet aurait dû être porté par l'ensemble des communes sur lesquelles il rayonnera d'autant que la santé fait aussi partie des pôles de compétences revendiqués par l'EPIDA pour le futur développement local.

Les prestations auraient dû être définies par l'ensemble des trois structures en concertation.

Le contexte politique local en a décidé autrement : pour l'instant, seule la ville de Bourgoin-Jallieu s'est engagée pour l'acquisition du terrain de 20 hectares nécessaire à l'opération.

Les élus sont en phase de concertation pour créer soit une agglomération sur le périmètre du nord isère qui regroupe 23 communes soit, à minima, une communauté de communes sur les 5 communes qui composent actuellement le périmètre du syndicat de l'agglomération nouvelle auquel viendrait s'adjoindre la ville de Bourgoin-Jallieu.

L'impossibilité de trouver un accord sur le projet Medipôle augure mal de l'avancée d'une coopération intercommunale pourtant nécessaire au développement local.

Ne pouvant porter seule le projet, la ville de Bourgoin-Jallieu s'est appuyée sur les trois établissements concernés pour lui donner corps .

Si un accord de principe pour les trois déménagements est acquis, le projet définitif est loin d'être parfaitement cohérent.

La logique aurait en effet voulu que ce pôle de santé soit .... UN pôle or la concertation n'a guère fonctionné entre privé et public au point qu'actuellement :

  • les trois entités se sont partagé le parcellaire,
  • envisagent d'ouvrir trois et non un unique chantier,
  • ne partageront ni la logistique, ni les laboratoires , ni la radiographie , ni les installations de stérilisation.
  • Qui plus est, la clinique envisage de reconvertir ses anciens locaux en pôle privé de radiographie qui concurrencera directement les installations du centre hospitalier public,
  • Enfin, les scénarios d'organisation pour les services partagés comme les 6 lits de néonatalité communs public/privé sont loins d'être finalisés.

Le personnel déplacé, notamment celui du Vion, se demande réellement si "l'enjeu en vaut la chandelle" dans la mesure où les frais de fonctionnement de l'établissement dans ces locaux, certes neufs, vont grandement augmenter sans qu'il soit certain à l'heure actuelle que la dotation annuelle suive cette évolution.

Dans ce contexte de négociations difficiles, les personnels qui ne sont que partiellement associés à la réflexion souhaitent pouvoir faire valoir leur point de vue et un entretien va être demandé à cette fin au sous-préfet qui suit le dossier .

A SUIVRE DONC ....


19 JUILLET 2005 - une délégation rappelle le point de vue de la CFDT ci-après résumé au Maire de Bourgoin-Jallieu

  1. Pour la CFDT, ce projet doit être un projet ambitieux, capable de présenter une offre de soins à la hauteur d'une région qui a une croissance démographique très forte. Cet objectif devrait d'ailleurs faire partie du SROS n° 3. Celui-ci devrait acter prochainement la montée en puissance de l'offre de soins sur le Nord Isère berjallien (SROS : schéma régional d'organisation sanitaire, qui doit être bientôt adopté par l'ARH, après avis des instances régionales, conseil régional CESR etc...)
  2. ce projet constitue une opportunité qui ne repassera pas deux fois. Les grand choix (volume du pôleet sa capacité technologique) se décideront dans les mois qui viennent.
  3. La CFDT conteste la gestion actuelle de l'ARHsur ce dossier, l'opacité dont il fait preuve, le manque de concertation avec les acteurs. Nous ne comprenons pas ses volte-faces, et ceci d'autant moins qu'elles traduisent plutôt une volonté de torpiller le projet initial, de diminuer son volume, et peut-être de favoriser le secteur lucratif .... Nous demandons quel est le devenir des lits non intégrés dans le projet Médipôle.
  4. Il n'y a aucune raison de modifier l'équilibre actuel entre le secteur public et le secteur privé dans ce projet. Nous rappelons que le secteur public sera le seul à remplir des missions telles que les IVG sur toute la zone de couverture.
  5. L'opposition systématique à ce projet, tel que développé par nombre d'acteurs aujourd'hui, au lieu de peser positivement en faveur d'un projet ambitieux et performant pour le Nord Isère, risque de produire les effets inverses (diminution du volume de ce projet au profit de Lyon et même privatisation de fait).

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