En Août 2005 le gouvernement a cru bon de créer sans concertation avec les partenaires sociaux un contrat de type nouveau le CNE (contrat nouvelles embauches) doté d'une période d'essai de 2 ans qui pouvait être rompue par l'employeur sans motivation .

Il a voulu étendre ce dispositif aux jeunes en 2006 sous la forme du CPE : contrat pour l'emploi . Pendant que des manifestations aboutissaient au retrait du projet de CPE , le CNE faisait l'objet d' une longue action judiciaire et syndicale.

En 2008 l'accord sur la modernisation du marché du travail a signé la fin du CNE en précisant que toute rupture du contrat de travail doit être motivée.

MARS 2006 EDITO de Bernard PEULET , Secrétaire Général

Une URI Rhône-Alpes résolument pour la sécurisation des parcours professionnels

 

Bernard, ces 3 mois de conflit qui ont conduit au retrait du CPE, qu’ont-ils montré ?
BP :
Ces 3 mois ont montré la mobilisation très forte dans notre région Rhône-Alpes pour le retrait du CPE, le rejet de la précarité et le refus de décisions imposées sans concertation. C’est une victoire du front du refus qu’il nous reste maintenant à traduire en positif.

Après le CPE, quel débat s’ouvre ?
BP :
Il faut maintenant valoriser nos propositions pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes. Les partenaires sociaux doivent se réunir pour avancer et proposer des solutions au chômage des jeunes. Après cette négociation entre acteurs de l’entreprise, le gouvernement doit reprendre dans la Loi l’accord trouvé. A défaut d’accord nous lui laisserions les mains libres…



Que propose concrêtement la CFDT ?
BP :
Par delà une meilleure organisation du système scolaire et une orientation plus pertinente, la CFDT lance l’idée d’un PAVA (Parcours d’Accès à la Vie Active) pour les jeunes de 16 à 25 ans lors de leur sortie du système scolaire ou universitaire. Les propositions de revendications de la CFDT sur ce PAVA comporteraient 5 volets :

  • Contractualisation du PAVA entre le jeune et le service public de l’emploi (perception d’une allocation « projet insertion » jusqu’à l’obtention d’un contrat de droit commun)
  • Le portefeuille de compétences (prise en compte de tous les contrats pour développer et valider l’expérience professionnelle du jeune)
  • Transférabilité intégrale du droit individuel de formation, acquis au prorata des périodes travaillées, avec un socle initial de 20 heures dès la première heure du premier contrat de travail
  • Mise en place d’une garantie des risques locatifs sécurisant le bailleur et le locataire

  • Création d’une cellule d’appui social pour répondre aux difficultés particulières qu’un jeune peut rencontrer.

    C’est sur cette base pragmatique et concrète que nous sommes prêts que s’ouvrent les négociations…
Bernard PEULET