Vous êtes sur http://www.cfdt-rhone-alpes.com

La CFDT et le tourisme social

De nombreux adhérents CFDT militent dans les associations de tourisme social mais se rappelle-t-on encore l'origine de ce mouvement ? c'est à cette question que répond avec le concours de l'UNAT notre résumé.


Le 20 Juin 1936 est la date de naissance du tourisme social puisque la loi sur les congés payés est votée à cette date . A l'époque deux mouvements ont pour objectif de développer les loisirs de plein air en direction exclusive des enfants et des jeunes notamment pour la préservation de leur santé (lutte contre la tuberculose) : les auberges de jeunesse et les associations locales de la ligue de l'enseignement. Le tourisme tel que nous le connaissons demeure une activité marginale.

Cependant, pendant la seconde guerre mondiale (1943), plusieurs résistants élaborent les statuts de l'association TOURISME ET TRAVAIL qui vise à démocratiser le tourisme et à permettre aux populations de se rencontrer ce qui constitue un gage de paix. On organise dès 1945 des voyages en forêt noire, en Autriche et l'on crée des structures légères : des villages de toile en pension complète.

En 1947 les mouvements du tourisme social se diversifient . on compte quatre tendances :

  • le mouvement rattaché à l'enseignement,
  • le mouvement ouvrier et politique,
  • la mouvance familiale et chrétienne,
  • les individualistes dont les créateurs du club méditerranée sont issus

Les organisations syndicales de salariés sont particulièrement présentes dans les trois premiers mouvements qui créeront majoritairement des structures associatives alors que le quatrième mouvement s'orientera vers des structures commerciales mais néanmoins pour certaines très originales.

Cependant ce n'est qu'avec l'urbanisation que le tourisme de masse deviendra une réalité prise en compte par le gouvernement : En 1957 un rapport de l'INSEE fait découvrir que 10 millions de français ont voyagé durant l'été , 5 ans plus tard ils sont 15 millions. La réponse gouvernementale vise tout d'abord à faciliter la construction d'établissements d'accueil en nombre suffisant.

Ce n'est que dans les années 60 que l'on oriente les actions publiques dans deux directions susceptibles de former à terme une véritable "politique du tourisme social" :

  • les politiques sociales d'aide au départ en vacances
  • les politiques d'aménagement du territoire

En 1972 le tourisme social obtient une reconnaissance internationale puisque le BITS (Bureau international du tourisme social) proclame que "l'accès au tourisme doit être considéré comme un droit inaliénable de l'individu ..."

la notion de tourisme social restera cependant peu usitée en France jusqu'aux années 1980 où les établissements de tourisme social sont clairement identifiés par leur différence avec le domaine commercial :

  • les investissements du tourisme social sont exclusivement financés par des fonds publics ou sociaux
  • l'objectif des structures n'est pas le profit mais la réalisation d'un projet social sans but lucratif allant au delà de la dimension socio économique qui est de faciliter l'accès aux vacances pour le plus grand nombre : les structures visent le développement physique, culturel, l'épanouissement des bénéficiaires et la découverte.

Les établissements ont donc des spécificités : ils favorisent la mixité sociale, sont de acteurs de l'économie sociale et solidaire sont des acteurs du développement local.

Ils développent les droits sociaux de leurs salariés notamment des saisonniers.

Ces mêmes principes gouvernent les structures qui se sont positionnées sur les voyages internationaux (1% des départs en vacances actuellement) ainsi en est-il de l'association pour le tourisme équitable et solidaire (ATES) .

Désormais l'engagement des acteurs du secteur du tourisme social prend la forme de chartes du voyagiste et du voyageur que les usagers s'engagent à respecter.


PLUS SUR LE NET :

intervention de la CFDT sur :