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Jean-Pierre LAURENSON, secrétaire régional en charge du dossier "santé au travail" accueillait les participants au meeting organisé devant le MEDEF par un rappel des chiffres :
- En 2005, en Rhône-Alpes, plus de 83000 accidents du travail ont entraîné un arrêt de travail (principalement dans le BTP, l'alimentation, le bois-ameublement,le transport, le gaz-eau-electricité, la métallurgie) dont 43 ont été mortels.
- En 10 ans les maladies professionnelles ont été multipliées par 4 passant de 800 à 3300 (essentiellement des troubles musculo-squelettiques et lombalgies) , 39 personnes en sont mortes dont 37 del'amiante.
- 8 années d'espérance de vie séparent les ouvriers des cadres et cet écart est l'un des plus grands d'Europe.
"Oui, la CFDT veut que la négociation sur la pénibilité aboutisse aussi bien pour le secteur privé que pour le secteur public;"
oui la CFDT veut des résultats sur la prévention et sur la réparation par une cessation anticipée d'activité."
C'est justement là que le bât blesse. Le Medef ne veut pas entendre parler d'un financement par les entreprises de départs en retraite anticipés pour travaux pénibles, renvoyant ce dossier à la solidarité nationale.
Un système de réparation payé par les entreprises "conduirait à augmenter le coût du travail, donc à augmenter le chômage dans notre pays. Et nous ne voulons pas augmenter le coût du travail", a expliqué sur i-télé Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'UIMM (métallurgie, Medef) et chef de file patronal dans cette négociation. Le Medef n'accepte de s'engager que sur la prévention, ce que déplorent les syndicats.
"La négociation est en panne parce que le patronat a trouvé tous les moyens possibles pour ne pas aller jusqu'au bout", a affirmé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.
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