| Article de Xavier Thouvenot Metrofrance.com, à Lyon |
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Dur, dur le travail... Manifestation pour la reconnaissance de la pénibilité au travail Manifestation régionale de la CFDT devant les locaux du Medef.
Zoom Certaines maladies professionnelles comme les troubles musculo-squelettiques ont été multipliées par 6 en dix ans dans la Loire. Environ quatre cents personnes se sont rassemblées hier devant le Medef du Rhône, à l'appel de la CFDT.
Objectif : dénoncer l'absence de prise en compte de la pénibilité dans le travail par les employeurs. "Nous avons rencontré des représentants des trois syndicats patronaux (Medef, CGPME, UPA), et aucun ne veut assumer le coût d'un départ à la retraite anticipée", explique Bernard Peulet, secrétaire de l'union régional interprofessionnelle de la CFDT Rhône-alpes.
Après l'accord sur les retraites, le gouvernement s'était donné trois ans pour avancer sur le thème de la pénibilité. La négociation est au point mort.
Stress dans les hôpitaux, solitude angoissante de ceux qui font du maintien à domicile, la pénibilité reste difficile à mesurer reconnaît le syndicat. Dans certains secteurs comme le bâtiment, la différence d'espérance de vie entre employés et cadres serait de huit ans, indique Bernard Peulet. Et chacun cotise de la même façon.
Nous avions autrefois des départs anticipés à mi-temps qui ont été supprimés, regrette Pascal Souzy, qui a travaillé pendant 21 ans dans des abattoirs. Dans l'agroalimentaire, les salariés sont soumis à des cadences telles qu'à 50 ans, un boucher qui fait toujours les mêmes gestes va pointer aux Assedic, sans possibilité de se reconvertir, alors qu'il pourrait prendre en charge un jeune et sortir du travail à la chaîne.