Sociologue du travail, Philippe Askénazy* dans une interwiev donnée au FIGARO précise que le niveau élevé de la pénibilité au travail doit être souligné .
Une certaine stabilisation "fait suite à une forte hausse qui a débuté au milieu des années 80 et s’est terminée au milieu des années 90. Derrière la pénibilité, on trouve les conditions de travail, les contraintes au travail et à proprement parler les accidents du travail."
"En France, il y a une usure progressive des salariés."
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D’ailleurs le nombre des maladies musculo-squelettiques et des handicaps liés aux accidents du travail est en forte hausse. En 2006, 50.000 personnes sont devenues handicapées à la suite d’un accident du travail. Et on compte 600 à 700 morts par an liés à un accident du travail.
" On assiste à une transformation générale des conditions de travail qui traduit une recherche maximale des gains de productivité. D’un côté, il y a une «tertiarisation de l’industrie» avec une hausse des services offerts aux clients et des exigences de plus en plus fortes en termes de qualité et de rapidité du service proposé. De l’autre, on constate qu’il existe un phénomène d’ «industrialisation des services» qui se traduit par une intensification du travail et des contrôles. La recherche de productivité passe donc par une utilisation totale des salariés sans qu’on se préoccupe des conséquences de cette intensification du travail."