
Retenus par un Conseil prévu de longue date, les membres du syndicat des collectivités de l'Isère INTERCO38 avaient tenu à participer au meeting devant le MEDEF;
C'est une réalité peu connue des citoyens que les multiples métiers de la fonction publique ne sont pas épargnés par l'usure physique ou psychologique au travail
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Que ce soit dans la fonction publique d'Etat, dans la fonction publique territoriale ou hospitalière ou encore dans les services publics confiés au privé : les éboueurs par exemple ou les femmes de ménages du logement social ou des collèges et lycées, la situation est difficile.
On peut rappeler ici la situation des inspecteurs du travail dont le nombre rapporté aux entreprises à contrôler est le plus faible d'Europe et qui pourtant ont de lourdes responsabilités notamment quant au contrôle des conditions de travail : deux d'entre eux ont perdu la vie dans l'accomplissement de leurs missions les années passées.
En France, les effectifs de l’inspection du travail sont répartis géographiquement dans des «sections» composées d’un inspecteur du travail et de deux contrôleurs du travail ainsi que d’agents chargés du renseignement physique et téléphonique des salariés.
417 inspecteurs du travail et un peu plus de 800 contrôleurs sont donc chargés de l’application du Code du travail ainsi que des conventions et accords collectifs qui régissent la relation de travail d’environ 16 millions de salariés du secteur privé.
Sollicités majoritairement par les salariés, ils sont les précieux indicateurs de la santé sociale. La convention N°81 de l’OIT leur donne d’ailleurs pour mission d’alerter les pouvoirs publics sur la situation des travailleurs.
Faut-il encore que leurs alertes soient écoutées et entendues. Ils ont également en charge de veiller à la liberté d’expression des salariés par le canal des institutions représentatives du personnel, et décident d’autoriser ou de refuser les demandes de licenciement à leur encontre. Ils doivent veiller au libre exercice de l’action syndicale, à la santé et à la sécurité des travailleurs, au respect des barèmes légaux ou conventionnels de rémunération ainsi qu’à la durée du travail.
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