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EMPLOI DES CADRES ET POLES DE COMPETITIVITE EN RHONE ALPES

La soirée du 24 JANVIER 2008 organisée à l'APEC par les mandatés CFDT cadres dans cet organisme avec la participation de la fédération cadres avait un sujet régional d'actualité : l'emploi des cadres dans les pôles de compétitivité.

En avant première , la cellule prospective de l'APEC qui conduit une étude sur l'ensemble des pôles de compétivité hexagonaux faisait part de ses observations sur les 15 pôles du territoire rhonalpin.

Trois volets dans cette étude :

ETAT DES LIEUX DE L'EMPLOI EN RHONE ALPES - SOURCE APEC


UNE REGION DYNAMIQUE

S'étendant sur 45OOO Km2 , la région Rhône-Alpes est d'une taille comparable à la Suisse, la Belgique ou le Danemark.

En croissance démographique soutenue (+25% sur les 30 dernières années contre +16% pour l'ensemble du territoire) elle est une des grandes régions économiques européennes.

Trois départements concentrent en RHONE ALPES les deux tiers des 1 691 000 emplois salariés du secteur privé parmi lesquels on compte environ 290 000 cadres.

Le secteur des services-transports est le premier employeur pour l'encadrement mais le tiers des emplois de cadres se trouvent encore dans l'industrie ;

La région RHONE ALPES demeure une des plus industrialisées notamment dans les secteurs des biens intermédiaires et biens d'équipements.

Elle représente surtout 25% de la sous-traitance nationale.

On retrouve des services à forte valeur ajoutée au coté de secteurs industriels traditionnels et high tech.

Avec deux académies (Lyon et Grenoble) l'infrastructure en matière d'enseignement supérieur et de recherche est exceptionnelle.

Trois domaines de recherche et développement émergent dans la région :

- le numérique et les nouvelles techniques de l'information et de la communication ,

-les biotechnologies, la santé et sciences du vivant,

- les transports automobiles et l'aéronautique

Avec deux académies (Lyon et Grenoble) l'infrastructure en matière d'enseignement supérieur et de recherche est exceptionnelle.

Trois domaines de recherche et développement émergent dans cette région:

  • le numérique et les nouvelles techniques de l'information et de la communication ,
  • les biotechnologies, la santé et sciences du vivant,
  • les transports automobiles et l'aéronautique

LES RISQUES PESANT SUR LE DEVELOPPEMENT EN RHONE-ALPES

  • Une part importante de l'emploi régional repose essentiellement sur des activités traditionnelles Diversifiée l'industrie rhônalpine présente un risque d'atomisation peu favorable à l'emploi dans l'encadrement.
  • Une présence insuffisante de grands centres de décision ou de sièges sociaux de grands donneurs d'ordre internationaux sur le territoire
  • de fortes disparités territoriales en termes de ressources, de densité, de compétences et de savoir faire
  • Des risques de pénurie de ressources

Face à ces potentielles difficultés 15 pôles de compétitivité ont été labellisés


BILAN DES POLES APRES DEUX ANS D'EXISTENCE

  • Une accélération du rythme de production des synergies entre acteurs et un renforcement des dynamiques sectorielles ou territoriales de développement engagées préalablement aux pôles.
  • Une lisibilité accrue au niveau international pour les activités des pôles, mais également une lisibilité mutuelle entre acteurs régionaux d'un secteur d'activité donné.
  • Une mutualisation de ressources et d'idées autour de projets innovants pour des acteurs "qui ne connaissaient pas avant".
  • la révélation des potentiels d'innovation des territoires.
  • La mobilisation au sein des pôles de groupes industriels mais aussi de PME;
  • Le renforcement des partenariats public/privé aux différentes échelles territoriales.
  • Le développement de projets à l'internation initiés au niveau régional

SCENARII POUR LES POLES à l'horizon 2010-2015

A l'horizon 2010-2015 , les pôles créeront des emplois de plus en plus qualifiés mais il est prématuré de se prononcer sur leur nombre.

Dans le cadre du développement de projets de "recherche et développement", c'est à dire de projets comportant des "risques d'échec", les emplois créés sont eux mêmes "à risques" et leur pérennisation n'est pas garantie.

De nombreux "projets" sont en cours dans les pôles. Il es prématuré d'en déduire .les applications industrielles et développement d'activités pérennes qui pourraient être induites

Avant de parler de création d'emplois , les pôles ont pour objet le maintien et la sauvegarde de l'emploi existant.

Plusieurs pôles régionaux sont concernés par cette démarche. A titre d'exemple on citera le textile ou la chimie.

 

DEUX SCENARII POUR LES POLES : un optimiste et un pessimiste

35000 emplois créés : ce pourrait être le résultat sur l'emploi dans les pôles à condition que l'on se tienne à une politique incitative pour accompagner leur développement à savoir :

  • La cohérence Etat/Région/ avec des dispositifs de soutien encore renforcés
  • Pas de rivalités entre territoires venant perturber la dynamique des pôles
  • Ouverture des pôles aux niveau national et international.
  • Diffusion des bonnes pratiques dans les pôles.
  • Mobilisation effective des dispositifs d'enseignement et de recherche
  • Association des PME à la dynamique des pôles.
  • Maitrise budgétaire des coûts générés par les pôles.

24000 pertes d'emplois : c'est le scénario pessimiste de l'APEC qui pourrait prévaloir si :

  • Les stratégies individuelles des entreprises des pôles prévalaient sur une stratégie collective
  • Si la culture du "secret" freinait l'implication des PME ou le processus d'innovation.
  • Si l'association des PME au sein de la gouvernance des pôles n'aboutissait pas.
  • Si les universités se rapprochaient insuffisamment du monde économique.
  • Si les financements publics d'aide à l'innovation se tarissaient.

QUE SERONT LES EMPLOIS DE DEMAIN ?

Les caractéristiques qualitatives des emplois qui émergeront dans les années à venir sont encore imprécises.

Sauf exception comme celle des techniciens poseurs de panneaux solaires, l'identification des besoins en nouvelles compétences qui ne seraient pas pourvues par le marché du travail est prématurée.

Au niveau accadémique, peu de changements sont intervenus dans les contenus pédagogiques qui soient liés aux pôles mais leur existence a permis de maintenir certaines spécialités et d'attirer des étudiants en plus grand nombre.

Faute de pouvoir traduire les ruptures techniques à venir en termes de compétences et formations recherchées , la GPEC dans les pôles n'est pas encore une réalité même si certains pôles comme MINALOGIC ont déjà traduit en actions leur volonté de la mettre en oeuvre.

Des éléments généraux se dessinent tout de même.

L'impact des pôles sera plus sensible sur la qualité que sur la quantité des emplois. Les compétences transversales seront recherchées : pluri disciplinarité, multi-tâches les cadre devront partager les savoirs dans un univers multiculturel et devront gérer des projets toujours plus complexes.

Les besoins en salariés titulaires de baccalauréat professionnels demeureront importants.

Pour tous une culture économique sera nécessaire à l'évolution dans l'emploi.