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AVENIR DE LA CHIMIE FRANCAISE : f é d é r a t i o n c h i m i e é n e r gi e / décembr e 2 0 0 5


Oui, la chimie a un avenir et sera toujours présente sur le territoire français d’ici 2015.


A la condition qu’un certain nombre d’actions soient engagées d’ici là pour renforcer les points forts de cette industrie et limiter au maximum ses points faibles. Telles sont les conclusions du rapport ministériel sur l’avenir de la chimie en France à l’horizon 2015, rendu au printemps dernier, au terme d’un an ou presque de réflexion.

Ce travail de longue haleine avait débuté suite à l’interpellation de la FCE-CFDT en mai 2003 auprès du ministère de l’Industrie. De nombreux groupes chimiques étaient alors dans une situation préoccupante.

  • Rhodia était passé à deux doigts du dépôt de bilan.
  • La SNPE, Société nationale des poudres et explosifs, se remettait difficilement des conséquences de la catastrophe de Toulouse
  • Total annonçait qu’il allait à terme se séparer de sa branche chimie.
  • Quant aux restructurations et aux plans sociaux, ils étaient toujours aussi nombreux.

    Autant de signes qui pouvaient inquiéter sur l’avenir des groupes chimiques français.
    La FCE-CFDT avait alors proposé au ministère de l’Industrie de mettre en place un groupe multicompétences afin d’anticiper les différents scénarios de recomposition des industries chimiques, et d’en prévenir les impacts sur l’emploi, l’organisation du travail, les filières industrielles, l’environnement et les constituait sur-le-champ.

    S’y regroupaient En septembre 2004, après de nombreux revirements gouvernementaux, un groupe de réflexion ministériel, présidé par le député de Dordogne Daniel Garrigue, étaitfinalement formé.
    Son objectif : « s’approprier collectivement les d’évolutionstratégique de cette industrie en France, au sein d’un groupe de réflexionréunissant l’ensemble des acteurs ».

    Entreprises chimiques de taille mondiale et TPE/PME, ministères de l’Emploi, de la Recherche et de l’Industrie,organisations syndicales et l’Union des Industries Chimiques se sont enfin retrouvés autour de la table pour partager un diagnostic, anticiper les évolutions et proposer un plan d’actions concret.

    Grâce au groupe de travail que la fédération avait mis en place en son sein, et à l’implication des différents acteurs de la branche fédérale (Comité national de branche et délégués syndicaux centraux), la FCE-CFDT a participé activement à la réflexion ministérielle et a été forcede propositions.

    Cinq sous-groupes ont été constitués pour traiter les problématiques auxquelles les industries chimiques sont principalement confrontées : stratégies decompétitivité et d’emploi ;
  • recherche et innovation ;
  • évaluation des compétences et qualifications ;
  • réglementation, environnement, santé et travail ;
  • amélioration de l’image.

    Loin du groupe, l’idée de produire un rapport conséquent et inutilisable. Au contraire, c’est un plan de travail composé d’actions ciblées, de délais réalistes et de responsables identifiés qui constitue le rapport.

    Au final, ce ne sont pas moins de 29 préconisations qui ont vu le jour.
    Parmi elles, la création d’un Comité d’orientation stratégique, est sans doute la plus innovante.
    Ce comité doit examiner
  • l’évolution des lignes de produits et des sites,
  • les alliances envisageables entre entreprises et les accompagnements nécessaires.

    Sa mise en place, sous la présidence du Ministre de l’Industrie, sera effective à la fin du mois de novembre 2005. Les organisations syndicales y seront représentées, gage de reconnaissance de leur légitimité à intervenir sur les stratégies industrielles au delà de n’en gérer que les conséquences sociales.

    L’ensemble des autres préconisations reste à décliner. Au niveau de la branche professionnelle, elles le seront par le travail d’anticipation que doit réaliser l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications.
    Sur les territoires,par les actions que doivent mener les syndicats de la fédération. Dans les entreprises, par la prise en charge par les équipes syndicales locales. A chacun d’apporter sa pierre à l’édifice.