Les retraités CFDT se mobilisent pour le pouvoir d'achat :
"Il faut augmenter les pensions" mais ce n'est pas la seule voie pour la résolution des difficultés actuelles ...
C'est le message des sept délégués de l'UTR au Préfet de Région qui les recevait.
Pour que ce message soit entendu, les délégués lui ont remis une pétition de près de 4000 signatures obtenues en à peine 15 jours.
Chaque délégué a ensuite plaidé la cause des retraités en soulignant le fait que la solution aux difficultés actuelles ne réside pas seulement dans une augmentation du niveau des pensions mais aussi dans la satisfaction d'autres revendications détaillées ci-après.
Pour la Haute Savoie, le coût du logement et le manque de logements sociaux participent à la paupérisation des seniors.
Pour l'Isère, les augmentations en pourcentage des retraites accroissent les écarts de revenus entre retraités au détriment des petites retraites.
Pour l'Ain, l'augmentation des dépenses de santé et du coût des maisons de retraite entame non seulement le pouvoir d'achat des retraités mais de plus celui de leurs enfants quand la pension ne suffit pas à couvrir ces frais incompressibles.
Dans le Rhône, ce sont les dépassements d'honoraires et la pénurie de médecin du secteur 2 qui pose problème. Par ailleurs, tous les retraités n'étant pas propriétaires , loin s'en faut, la hausse des loyers entame également leur pouvoir d'achat.
Pour la Savoie ce sont les 600000 retraités dont la pension est inférieure au SMIC qui posent problèmes.
Ce point de vue est repris par le délégué des départements de la Drôme et de l'Ardèche qui précise qu'en 10 ans les retraites ont été augmentées de 14%, le SMIC de 43%, le coût d'un hébergement en maison de retraite de 110%.
Pour la Loire, les hausses de prix sont telles que les retraités doivent actuellement choisir entre se soigner, se chauffer ou se nourrir.
Un tel constat inclut le combat des retraités dans celui plus large de l'Union régionale Interprofessionnelle Rhône-Alpes ce que ne manquait pas de relever son Secrétaire Général .
La réforme Balladur (25 meilleures années et pensions indexées sur les prix) a un effet mécanique négatif qui reste à corriger.
Le retour de l'inflation a un effet tout particulier sur le coût de l'énergie,sur celui des produits alimentaires et la question du logement impacte tous les citoyens, retraités compris.
Notre mobilisation qui tient compte des spécificités mises en avant par chaque génération et de nos arbitrages d'organisation confédérée doit nous permettre d'aboutir.
Tous mobilisés, toujours plus nombreux et plus forts.
Bernard Peulet