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LE SCHEMA REGIONAL D'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE (SROSS)


I - Le diagnostic de L'Agence Régionale Hospitalière (ARH)

Le SROSS est un document quinquennal orientant l'offre de soins sur le territoire régional pour 5 ans. Au terme de ces cinq années , l'ARH de la région Rhône-Alpes fait un diagnostic sur la situation sanitaire de la région qui sert de base aux réflexions pour l'élaboration du schéma régional à venir.

Ce diagnostic l(que vous trouverez en téléchargement .doc) était jusqu'à présent exclusivement rédigé par l'ARH sans participation des organisations syndicales.

Pour la première fois , l'exécution du SROSS III sera suivie paritairement en commission ce qui permettra aux organisations syndicales de faire remonter les difficultés de terrain, d'émettre un avis sur le diagnostic de l'ARH et donc de peser sur les futures orientations du SROSS IV.

La CFDT qui avait porté de longue date cette revendication est satisfaite et va donc s'investir dans cette commission en portant les réflexions de l'UPR sur le SROSS III.

II REFLEXIONS DE L'UPR CONCERNANT LE SROSS III

II- 1
Un SROSS qui anticipe les évolutions démographiques de la population à venir et les demandes générées notamment par le vieillissement
II - 2
Un SROSS qui intègre et respecte les lieux où la population va se faire soigner, (en fonction des proximités, moyens de transport, habitude)
II - 3
Un SROSS qui prend en compte les notions de proximité et de technicité

III LES PRINCIPALES DISPOSITIONS DU SROSS III

pour vous documenter sur l'offre de soins en Rhône-Alpes, vous pouvez visiter le site de l'ARH-RA . Vous trouverez également dans nos colonnes une présentation du SROSSIII sous forme de document power point .ppt .




I- 1 Un SROS qui anticipe les évolutions démographiques de la population à venir et les demandes générées notamment par le vieillissement

 

 

A savoir, en 2004 l’espérance de vie à la naissance dépasse pour la 1ère fois les 80 ans (homme et femmes réunis)

  • Chaque année l’espérance de vie augmenteLa moitié des personnes les plus dépendantes a plus de 85 ansNous vivons plus vieux et en meilleure santé
  • MAIS les progrès de la médecine amènent de plus en plus de personnes à vivre plus vieux avec des pathologies chroniques ou invalidantesConserver son indépendance et une vie sociale représente l’objectif principal du maintien de la qualité de vie
  • Selon le haut comité de la santé publique: les effets du vieillissement sur le système de santé deviennent aussi importants que la prise en charge thérapeutique des malades. Ceci implique des approches nouvelles…
  • Une évolution inéluctable, dès 2005 les 1ères générations du « baby-boom » arrivent à la retraite. A partir de 202 les classes d’âge de 75 ans seront 10% de la population et les personnes de plus de 85 ans 3%.





 

 

 




Ces patients seront fragiles,polypathologiques
La fréquence et l’intensité de l’invalidité augmentent avec l’âge
En France il existe un retard important en matière de prévention

Les soins gériatriques sont très divers: car ils diffèrent selon leurs objectifs: préventif, curatif, réhabilitation

Une nécessaire adaptation de l’offre de soins hospitaliers
L’importance des malades âgés dans la population hospitalisée : plus du 1/3 des personnes hospitalisées ont plus de 65 ans
,pPlus l’âge avance, plus la durée moyenne de séjour augmente

Souvent hospitalisés dans des services classiques : problème du circuit d’admission en passant par les urgences , souvent des problèmes de sortie d’hospitalisation : Nécessité de liens étroits qui doivent être tissés entre le sanitaire et le social, le préventif et le curatif - Adapter l’organisation des soins aux besoins spécifiques des personnes âgées fragiles
Limites de la démarche médicale traditionnelle : il faut développer la prise encharge globale, mettre en place un programme médico-social personnalisé des soins

Historiquement la gériatrie était en dehors des centres hospitaliers, il se développe actuellement des structures proches des SAU, lits hospitalisation et consultations spécialisées en gériatrie (évaluation gériatrique et consultation mémoire)
Cette modernisation engagée est loin d’être suffisante, cf la cries de la canicule et ses effets
De même le médecin généraliste ne peut que difficilement orienté correctement ses patients âgés




I - 2 Un SROSS qui intègre et respecte les lieux où la population va se faire soigner, (en fonction des proximités, moyens de transport, habitude)

Un Sros qui définit des missions de service public: permanence des soins, prévention, éducation sanitaire, recherche, innovation, formation des professionnels et en répartit les contraintes.
Quelque soit le statut de la structure qui l’assure, le coût pour le patient et la collectivité doit être le même dans le cadre d’un parcours rationnel où le médecin traitant est le pilote. Chaque patient qui le souhaite doit pouvoir être pris en charge dans le cadre du secteur 1 et dans des délais identiques à ceux du secteur privé lucratif
L’activité se répartit équitablement et de façon négociée (l’ARH étant l’organisme qui oriente, tranche,voir sanctionne les dérapages) entre les établissements d’un même secteur

Chacun prend sa part de services nobles où à l’inverse peu valorisants. L’objectif est d’arriver à une bonne complémentarité entre les établissements.
Il faut particulièrement veiller à l’organisation des urgences qui doivent être médico-chirurgicales.
La médecine de ville est partie intégrante du SROS et les relations médecine de ville et hôpital doivent être clarifiées et organisées.
A rajouter ?: place des maisons médicales, à encourager et quel mode de financement?




I - 3 Un SROSS qui prend en compte les notions de proximité et de technicité


Problématique des maternités

  • Fermeture et transformation en centre périnatal
  • Officialisation de l’expérience de l’Arbresle où le centre périnatal offre la possibilité d’un hébergement aux mères après leur accouchement (souhait du SD 69, à débattre)
  • Regroupement des services de chirurgie (au moins des blocs pour les opérations complexes)
  • Mais maintien d’un niveau de proximité en gardant sur place d’une activité de chirurgie ambulatoire
  • Maintien d’une hospitalisation post chirurgicale sur place avec une surveillance assurée par les chirurgiens